1. La visite de Burnham, un élément clé pour ce nouvel armement
  2. Le Royaume-Uni dévoile son armement secret
  3. La Russie menace et l’UEE reste indifférente

La récente visite du nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, en Ukraine porte déjà ses premiers fruits, qui se feront bientôt sentir sur le champ de bataille. Il s’agit d’une nouvelle technologie militaire développée par la France et le Royaume-Uni, que le gouvernement de Zelenski cherche depuis longtemps à obtenir pour renforcer sa puissance de feu, et qui va désormais être mise à la disposition de l’Ukraine.

La visite de Burnham, un élément clé pour ce nouvel armement

Le soutien résolu dont a fait preuve le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, envers l’Ukraine – confirmé par le fait que son premier voyage à l’étranger depuis son entrée en fonction l’ait conduit à Kiev – s’est avéré essentiel pour débloquer des informations confidentielles concernant les composants britanniques de ce nouvel armement.

Comme l’a souligné M. Burnham lors de sa visite, « le peuple ukrainien ne doit avoir aucun doute : le Royaume-Uni est à ses côtés aujourd’hui et aussi longtemps que nécessaire ».

El presidente de Ucrania, Volodymyr Zelenskiy, y el primer ministro británico, Andy Burnham, posan tras firmar un acuerdo de colaboración sobre inteligencia artificial al término de una reunión bilateral celebrada en la Casa Horodetskyi, en Kiev (Ucrania), el 24 de agosto de 2026 - HENRY NICHOLLS vis REUTERS
Le président ukrainien, Volodymyr Zelenskiy, et le Premier ministre britannique, Andy Burnham, posent à l’issue d’une réunion bilatérale qui s’est tenue à la Maison Horodetskyi, à Kiev (Ukraine), le 24 août 2026 – HENRY NICHOLLS via REUTERS

Un soutien que le président ukrainien Zelenski a salué, en décernant à Burnham la première distinction d’État nouvellement créée : la « Gratitude du peuple ukrainien ».

La visite de Burnham a été marquée par la tenue d’une réunion de la coalition de 34 pays lancée par le Royaume-Uni et la France en 2025 pour soutenir l’Ukraine, face à la réduction du soutien américain au pays.

L’une des conclusions de cette réunion, à laquelle le président français Emmanuel Macron a également participé par visioconférence, a été que les alliés de Kiev doivent accélérer la livraison de systèmes de défense aérienne et de missiles intercepteurs à l’Ukraine

Le Royaume-Uni dévoile son armement secret

L’engagement du Royaume-Uni et de la France en faveur d’un soutien en matière d’armement se concrétise par l’intention de mettre en place en Ukraine une ligne de production du missile de croisière SCALP, conçu par les Britanniques et les Français et connu sous le nom de Storm Shadow.

Misil de crucero de largo alcance Storm Shadow / SCALP, lanzado desde el aire y fabricado por MBDA - REUTERS/ BENOIT TESSIER
Missile de croisière à longue portée Storm Shadow / SCALP, lancé depuis les airs et fabriqué par MBDA – REUTERS/ BENOIT TESSIER

Ce missile, lancé depuis les airs, permettra à l’armée ukrainienne d’étendre sa puissance de feu jusqu’à plusieurs centaines de kilomètres à l’intérieur du territoire russe.

Le SCALP, fabriqué par la société MBDA, est une arme d’attaque en profondeur, dont certaines versions antérieures ont déjà été utilisées par l’Ukraine contre des cibles fortifiées en Russie.

D’une portée de 550 kilomètres, il est propulsé par un turboréacteur et peut transporter une ogive contenant plus de 400 kilos d’explosifs. Selon le fabricant, le SCALP utilise une combinaison de navigation interne, par positionnement global et par référence au relief, associée à un chercheur infrarouge et à des algorithmes de reconnaissance automatique des cibles pour atteindre un haut degré de précision quelles que soient les conditions météorologiques. Son lancement peut s’effectuer à partir de chasseurs Su-24 ou Mirage 2000.

Afin de concrétiser la fabrication des missiles SCALP en Ukraine, le Royaume-Uni s’est engagé à divulguer les informations classifiées relatives à la fabrication des composants britanniques de ces missiles, ce qui permettra leur fabrication en dehors du territoire européen.

El presidente ucraniano, Volodymyr Zelenskiy, observa durante una visita a un campo de entrenamiento militar para informarse sobre la formación de los soldados ucranianos en el sistema de misiles antiaéreos «Patriot», en un lugar no revelado de Alemania, el 11 de junio de 2024 - PHOTO/ JENS BUTTNER via REUTERS
Le président ukrainien, Volodymyr Zelenskiy, observe, lors d’une visite dans un camp d’entraînement militaire visant à s’informer sur la formation des soldats ukrainiens au système de missiles antiaériens « Patriot », dans un lieu tenu secret en Allemagne, le 11 juin 2024 – PHOTO/ JENS BUTTNER via REUTERS

La Russie menace et l’UEE reste indifférente

Le pari britannique en faveur de l’Ukraine a provoqué une réaction virulente de la Russie à l’encontre du gouvernement de Burnham. Le porte-parole du Kremlin, Dimitri Peskov, a accusé le Royaume-Uni de participer à la guerre et de « jeter de l’huile sur le feu ».

Auparavant, l’ambassade de Russie à Londres avait averti le Royaume-Uni que « plus son implication et son soutien à l’Ukraine seraient importants, plus le prix à payer serait élevé ».

Cependant, le soutien du Royaume-Uni et de la France à l’Ukraine avec le SCALP ne peut compenser le manque de missiles défensifs Patriot de fabrication américaine, ce qui a déjà été mis en évidence ces dernières semaines avec les bombardements russes.

El destructor lanzamisiles de la clase Arleigh Burke de la Armada de los Estados Unidos, el USS Thomas Hudner, dispara un misil de ataque terrestre Tomahawk en apoyo de la Operación «Epic Fury» contra Irán desde una ubicación no revelada el 1 de marzo de 2026 - Marina de los EE. UU. Via REUTERS
Le destroyer lance-missiles de la classe Arleigh Burke de la Marine des États-Unis, l’USS Thomas Hudner, tire un missile Tomahawk d’attaque terrestre dans le cadre de l’opération « Epic Fury » contre l’Iran depuis un emplacement non divulgué, le 1er mars 2026 – Marine des États-Unis via REUTERS

L’Ukraine avait demandé l’autorisation de fabriquer sur son territoire les missiles Patriot, autorisation qui avait été accordée dans un premier temps par le président américain Donald Trump, mais dont il s’est ensuite rétracté.

Les États-Unis ont également refusé à l’Ukraine la vente de missiles de croisière à longue portée de type Tomahawk, car la guerre en Iran a considérablement réduit leurs stocks.