Dans un match à treize essais, l’arrière du FCG s’est particulièrement distingué en marquant trois essais et en offrant deux à ses partenaires. Mais, malgré cette remarquable performance et la victoire bonifiée des siens, Hugo Trouilloud regrette le relâchement de son équipe en cours de match qui aurait pu être fatale.
La météo a fait peser en ce jeudi sur Grenoble une ambiance pesante. Balayée par des vents chauds venus du Sud, la vallée était engoncée par une brume épaisse que les quelques rayons du Soleil qui parvenaient à la traverser renforçaient le ton blafard de l’ensemble. Dans ce tableau n’inspirant pas la gaieté, la rencontre entre Grenoble et Aurillac a totalement juré, offrant un festin de jeu dans une partie aérée à treize essais. Pour sa première à domicile, le FCG a signé un carton plein en s’adjugeant une victoire bonifiée à huit essais, dont trois pour son arrière Hugo Trouilloud, déjà en grandes jambes.
Pour autant, l’homme de 23 ans peinait à afficher pleinement sa satisfaction à l’issue d’un match que ses partenaires et lui auraient aimé s’adjuger bien plus tôt. « On est plutôt satisfait offensivement sur les 25 premières minutes. Après, malheureusement, on tombe dans un faux-rythme. Inconsciemment, on se laisse un peu aller et eux n’ont rien lâché. Au final, ça fait un match très bizarre. »
Car si les Grenoblois avaient parfaitement pris en main la rencontre en menant 31-0 à la vingt-cinquième minute, leur production s’est ensuite délitée dans une trop grande indiscipline et dont les Aurillacois ont profité à plein en revenant à trois petits points à l’heure de jeu (36-33). Heureusement pour les Isérois, un dernier coup de collier leur a permis de sécuriser leur victoire en la garnissant à la sirène d’un point de bonus.
L’arrière du FCG a lui fait feu de tout bois. Parfaitement au soutien de Romain Fusier et Aurélien Callandret pour ses deux premières réalisations, Hugo Trouilloud a scellé définitivement le succès des siens à deux minutes du terme en éliminant deux adversaires d’un crochet intérieur avant de plonger dans l’en-but. La volonté du staff grenoblois d’envoyer du jeu semble lui seoir à merveille. « C’est notre plan de jeu. On a envie de jouer au ballon tout simplement. Ce soir ça nous sourit, ça ne sera peut-être pas le cas à chaque match mais on a pris pas mal de plaisir sur ces relances de balle. »
S’il aurait pu se voir attribuer un autre essai finalement refusé pour un léger en-avant de transmission, Hugo Trouilloud s’est payé le luxe d’en offrir deux. La première offrande intervient à la cinquième minute lors d’une attaque en première main, l’arrière, bien décalé par Romain Fusier, dépose tous ses vis-à-vis sur soixante mètres avant de servir sur un plateau Aurélien Callandret. La seconde est même synonyme de bonus. Alors replacé à l’aile suite à la sortie de Raffaele Costa Storti, Hugo Trouilloud s’enfonce dans l’en-but adverse avant de donner le ballon à Corentin Peccaud, pour qu’il aplatisse son premier essai en pro pour sa première apparition. Bon et beau joueur.