L’année scolaire 2025-2026 s’était terminée en juillet après de nombreuses mobilisations de l’intersyndicale ligérienne. En cette rentrée 2026-2027, c’est le syndicat FSU, qui comprend la FSU-SNUipp pour les écoles primaires et la SNES-FSU pour les collèges et lycées, qui ouvre la porte des revendications.

Écoles : 20 postes supprimés, 41 classes fermées

Léa Pierret est professeure des écoles. Elle porte aussi la casquette de cosecrétaire départementale de la FSU-SNUipp 42. « C’est une rentrée dans la lignée des précédentes, sous le signe de l’austérité, pointe-t-elle ce 28 août depuis la Bourse du travail à Saint-Étienne. Dans la Loire, ce sont 20 postes qui sont supprimés et 41 classes qui ferment. Pour une vingtaine d’écoles, la situation est encore incertaine. Des réunions auront lieu la semaine prochaine. »

Elle rappelle que la mobilisation syndicale a permis « d’arracher six postes pour les écoles » dans la Loire et que des écoles ont pu obtenir quelques moyens supplémentaires. Mais la liste des satisfactions est courte face à celle des revendications : « Il y a un manque de remplaçants. Aucun poste n’a été créé et il y a déjà des zones sans remplaçants alors que l’année n’a pas commencé. » L’inclusion des élèves les plus fragiles est mise à mal par « le manque de moyens » et la désorganisation fait que « de nombreuses classes seront sans enseignants mardi ».

Collèges et lycées : la Loire en « situation aberrante »

Pour les collèges et lycées ligériens, Emmanuelle Richard, cosecrétaire départementale du SNES-FSU, parle d’une « situation catastrophique. » Si les mobilisations du printemps dernier ont permis quelques avancées, elle remarque que la Loire reste « le premier département de France en nombre d’établissements en situation “aberrante”. C’est-à-dire avec un indice de position sociale (IPS) qui devrait les placer en éducation prioritaire. » Mais cette carte n’a pas été revue depuis 2015 et ne devrait pas être modifiée avant 2029.

« Il y a eu beaucoup d’effets d’annonce sur l’interdiction des portables au lycée, poursuit Emmanuelle Richard, mais ce n’est pas une priorité. On ne nie pas le besoin de pause numérique, mais la circulaire a été publiée le 2 juillet et ça va demander beaucoup d’organisation ; il faut modifier les règlements intérieurs, il va falloir des moyens matériels et humains. » Pour elle, l’urgence est plus dans le recrutement de professeurs remplaçants ou même l’anticipation des canicules pour éviter que les élèves ne doivent repasser des épreuves dans des classes surchauffées l’été prochain.

Une grève nationale le 29 septembre

Romain Allard, cosecrétaire départemental FSU, l’assure, dès le 29 septembre la branche ligérienne de la FSU répondra à l’appel national du 29 septembre pour une journée de grève : « Il n’y a eu aucune mesure salariale pour les fonctionnaires pendant le premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Durant le second, entre 2020 et 2026, il y a eu une augmentation de 5 % pendant que l’inflation grimpait de 21 %. Ce qui représente une perte de pouvoir d’achat, un déclassement. On revendique une hausse du point d’indice au niveau national sur la question des salaires dans la fonction publique. »