• Ce vendredi matin, les habitants de Marseille se sont réveillés avec leurs voitures recouvertes de poussière jaune ou orange.
  • Ce sable ne vient pas de la plage, mais du désert du Sahara, d’où il a été transporté par le sirocco.
  • Une équipe de TF1 s’est rendue sur place.

Suivez la couverture complète

Le 13H

Ajoutez TF1info à vos sources sur Google

Du sable du Sahara… à Marseille. Chaque année, entre juin et octobre, des poussières en provenance du Sahara traversent la mer Méditerranée, transportées en haute altitude par les vents. Ce vendredi matin, dans la cité phocéenne, les voitures et les tables des cafés étaient recouvertes d’une fine couche de poussières de couleur jaune orangée. « C’est vraiment la première année où il y en a autant », constate un automobiliste interrogé dans le reportage du JT de TF1 à voir en tête de cet article. 

Un peu partout dans la ville, les stations de lavage ont rapidement été prises d’assaut. « Je n’aime pas quand ma voiture est sale. Je ne vois rien, c’est tout marron », lance, amusée, une femme devant notre caméra. Du côté des restaurateurs, c’est tout le mobilier d’extérieur qu’il a fallu nettoyer avant l’arrivée des clients. « Ça fait de la boue sur les tables », explique un garçon de café en train de s’affairer avec une raclette et du produit nettoyant.

Un phénomène qui dégrade la qualité de l’air

Ce sable a été transporté par le sirocco, un vent chaud et sec d’Afrique du Nord. « Ce puissant flux de sud-est à sud-ouest a soulevé de grandes quantités de poussières en provenance du Sahara. Et cela les a transportées sur plusieurs milliers de kilomètres jusqu’à notre région. On a eu des dépôts au sol par les précipitations. Elles étaient faibles, mais du coup très chargées en sable », détaille le météorologue indépendant Yohan Laurito.

Lire aussi

Sahara : les images saisissantes d’une tempête de sable plus large que la France

« Je sens une gêne au niveau des poumons plus que d’habitude, et la gorge très sèche. Je marche un peu plus doucement et j’essaye de faire avec », confie une habitante. Ces poussières issues de tempêtes de sable peuvent affecter la santé humaine, même si ces dernières sont toutefois moins toxiques que les particules ultrafines issues du trafic routier, du chauffage au bois, du charbon ou des incendies. Lors de ces épisodes, de nombreux habitants ressentent des picotements aux yeux, une gorge sèche ou des difficultés respiratoires. Les particules fines pénètrent profondément dans le système respiratoire et menacent en premier lieu les personnes fragiles.

  Les départements du Var et des Alpes-Maritimes ont été placés en vigilance « pollution ». Les autorités recommandent aux populations vulnérables et sensibles, femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées et malades chroniques, de limiter les efforts physiques et les déplacements. 

La rédaction de TF1info | Reportage : Tristan VARTANIAN et Emma ALONSO