Par

Glenn Gillet

Publié le

28 août 2026 à 16h02

Après une première journée de mobilisation très suivie, ils remettent le couvert : les salariés des librairies Gibert sont appelés à faire grève ce samedi 29 août 2026 à Paris, dans le cadre d’une action syndicale de contestation des modalités du plan de restructuration proposé par la direction. Celui-ci prévoit notamment la suppression de 30 postes dans la capitale (sur plus de 80 à travers la France) et la fermeture du magasin de Barbès.

Deux piquets de grève à Barbès et boulevard Saint-Michel

Selon Sophie Rachet, déléguée CGT Gibert Joseph, la première journée de mobilisation, organisée mercredi, avait été très suivie avec « environ 90 % des salariés grévistes ». Trois des cinq points de vente parisiens du groupe avaient dû fermer leurs portes pour la journée.

Pour ce samedi, une mobilisation comparable est espérée et « de nombreux soutiens sont prévus », annonce la CGT, alors que des élus de la Ville de Paris étaient venus montrer leur solidarité avec les salariés mobilisés mercredi. Deux piquets de grève seront organisés à partir de 10 heures devant les magasins du boulevard Saint-Michel et de Barbès.

Cette mobilisation s’inscrit dans le contexte des négociations entre la direction, l’administrateur judiciaire, désigné dans le cadre du placement en redressement judiciaire de l’entreprise, et les représentants syndicaux.

Concrètement, la CGT demande aujourd’hui une limitation du nombre de postes supprimés, l’ouverture d’un plan de départs volontaires, un accord sur des indemnités de licenciements au-dessus du seuil légal et des « conditions de départ identiques pour l’ensemble des salariés du groupe ».

Problèmes d’approvisionnement

Au-delà du refus du « plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE) présenté, qui comprend donc des licenciements et non seulement du magasin du boulevard Barbès, mais aussi les liquidations de la boutique Gibert Jeune quai Saint-Michel et du corner situé au sein du Printemps Nation. De nouvelles fermetures après celles du quartier de la BNF, en juin, et d’autres adresses ces dernières années, à Paris comme ailleurs. D’ailleurs, les Gibert d’Évreux et de Poitiers sont eux aussi concernés par des projets de liquidation.

Selon le groupe, le PSE lui permettrait de rééquilibrer ses comptes dès 2028. L’idée est aussi de recentrer l’activité sur son cœur de métier : la vente de livres, notamment d’occasion, car le marché est en pleine expansion.

En plus des revendications concernant la question des coupes dans les effectifs et des fermetures de sites, la CGT dénonce des « dysfonctionnements de la logistique » qui « conduisent à un déficit d’approvisionnement des magasins, qui plombent l’activité et mettent en péril le plan de relance de Gibert ». Selon le syndicat, cette situation serait due au fait que l’activité ait été déléguée à un prestataire. Un droit d’alerte économique doit être lancé à ce sujet.

La prochaine réunion de négociation entre les différentes parties est prévue lundi après-midi.

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