Les policiers de la brigade anticriminalité de Lille (Nord) ont réalisé une saisie d’ampleur, ce lundi 24 août 2026 dans la commune de Loos. Comme le relaient La Voix du Nord et Actu Lille , les fonctionnaires ont mis la main sur plus de 260 bouteilles de protoxyde d’azote.

Ils avaient été alertés par la présence d’une camionnette munie de fausses plaques d’immatriculation, stationnée devant un garage. Les policiers ont alors constaté que deux hommes s’affairaient à l’arrière du véhicule pour décharger des palettes et stocker des cartons dans le box.

À l’intérieur se trouvait du gaz hilarant. Dans le détail, ce sont 206 bouteilles de protoxyde d’azote de 0,95 litre et 62 bouteilles de 3,3 litres qui ont été récupérées par les autorités ; soit 268 unités au total. Une enquête a été ouverte et les deux suspects ont été placés en garde à vue.

Un encadrement qui se durcit

Utilisé en médecine ou en cuisine, le protoxyde d’azote a vu son usage détourné ces dernières années dans un cadre récréatif. « Inhalé à l’aide d’un ballon, il provoque des effets rapides : sensation d’euphorie, rires, vertiges », explique le site du gouvernement. Mais la banalisation de sa consommation « s’accompagne de conséquences sanitaires et d’accidents graves », alerte l’État. 

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En attendant un renforcement des sanctions prévu en 2027, il existe déjà un encadrement strict de ce produit en France : vente interdite aux mineurs, 3 750 € d’amende en cas de vente ou offre dans les débits de boissons et de tabac, ou pour la vente ou la distribution d’accessoires facilitant l’usage détourné. Depuis le 19 août, des peines de prison peuvent être infligées, notamment pour le transport non autorisé de protoxyde et la conduite sous emprise.