Par

Glenn Gillet

Publié le

28 août 2026 à 18h42

Après la sidération, l’heure est désormais aux constats d’assurance. Les violents orages qui se sont abattus sur une partie de l’Île-de-France jeudi 27 août 2026 ont causé d’importants dégâts matériels dans de nombreuses communes, en particulier dans le Val-de-Marne et en Seine-Saint-Denis. De nombreuses collectivités, entreprises et particuliers sont sinistrés. Dans ce contexte, faut-il reconnaître l’état de catastrophe naturelle ?

Une prise en charge des dégâts élargie

Arbres transperçant des voitures ou détruisant des clôtures et des portails, énormes grêlons fracturant des vitres… Malgré un passage expéditif – moins de 20 minutes – les orages ont donné lieu à de multiples scènes apocalyptiques, avec des personnes souvent désemparées face au déchaînement des éléments. Heureusement, aucune victime n’est à déplorer à ce stade, mais la casse est importante.

Pour faciliter les déclarations de sinistres, les prises en charge et les dédommagements des personnes concernées, notamment en élargissant le spectre de la prise en charge des dégâts à des cas non couverts par les contrats souscrits par les assurés, plusieurs maires du Val-de-Marne ont interpellé publiquement la préfecture.

« Nous nous mobilisons pour obtenir la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, afin que les habitants et les acteurs touchés puissent être accompagnés au mieux », a ainsi écrit le maire de Fontenay-sous-Bois Jean-Philippe Gautrais (divers gauche – NFP).

Une demande également formulée publiquement par le maire d’Ivry-sur-Seine Philippe Bouyssou (PCF), qui estime que « l’État devra prendre ses responsabilités pour accompagner les sinistrés », dans un contexte de « multiplication de ces épisodes météorologiques extrêmes ».

Plusieurs étapes

Désormais sollicités par des municipalités, un prérequis obligatoire fixé par la loi, les services préfectoraux devront procéder à l’examen des demandes et « réunir les rapports d’expertise permettant de caractériser l’intensité du phénomène naturel à l’origine des dégâts », selon une notice consacrée à la question sur un site internet de l’État.

L’avis final sera donné sous 18 mois maximum par le gouvernement à l’issue d’une commission interministérielle présidée par le ministre de l’Intérieur. « Après la publication de l’arrêté au Journal officiel, les assurés qui ne l’ont pas encore fait disposent de 30 jours pour déclarer leur sinistre à leur compagnie d’assurance », souligne l’État.

 

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