Il y a cru. Les supporters aussi. Malheureusement, ça n’a pas duré. Frank McCourt a donné les moyens à l’OM de retrouver sa place parmi les étoiles d’Europe. Personne ne pourra lui enlever ça. À l’heure du 10e anniversaire du débarquement de l’Américain dans la cité phocéenne, il ne faut oublier de se poser une question : le club marseillais existerait-il encore si, en 2016, Margarita Louis-Dreyfus avait recalé la candidature du Bostonien et vendu l’écurie chérie de son défunt mari Robert (et de son fils Kyril) à… Gérard Lopez ? Il suffit de regarder où en sont aujourd’hui les Girondins de Bordeaux, qu’il a saccagés, pour avoir la réponse.
Cela ne fait pas de l’ex-propriétaire des Dodgers de Los Angeles un génie pour autant. Car à force de déléguer le pilotage de son avion, il est désormais proche du crash. « Francky les mauvais tuyaux », voilà qui résume la décennie. Le milliardaire redevenu millionnaire a accordé une confiance aveugle à des dirigeants qui, à toutes les époques, ont fait n’importe quoi de son argent.
Le conseil de surveillance n’a-t-il pas tout validé ?
Mais son clan n’est pas exempt de tout reproche : le conseil de surveillance, dirigé par ses intimes, n’a-t-il pas déjà examiné et validé toutes les opérations financières et les décisions stratégiques, puisque c’est, par définition, son rôle ? Depuis l’automne 2023, c’est la Bérézina. McCourt a l’art de multiplier les erreurs de casting et d’écouter les recommandations de courtisans qui ne connaissent absolument rien à l’OM, ou veulent s’en servir.