Petit budget et grands interprètes, le premier long-métrage de Bertrand Usclat et Martin Darondeau tient la dragée haute aux comédies populaires. Un succès qui n’allait pas de soi.
Il fait partie de ces films dont l’on cite avec gourmandise une scène ou un personnage. Le machiniste obsessionnel incarné par Christian Hecq, par exemple. Ou Laurent Stocker en comédien prétentieux qui s’applaudirait à la fin de la pièce s’il le pouvait. Ce long-métrage, sorti le 22 juillet, se révèle drôle et léger comme l’esprit français, dont le trait le plus emblématique est le mauvais caractère. Plus d’un million de spectateurs sont allés voir De la Comédie-Française, plongée à la fois réaliste et fantaisiste dans les coulisses de notre plus célèbre troupe de théâtre.
Ce succès s’explique. Le casting, la durée (1 h 15) ou l’efficacité des sketchs de ce vaudeville léger et moderne. Il n’allait pourtant pas de soi. L’équipe en a eu la preuve lors de projections mystère, qui ont valeur de test, organisées en amont de la sortie. « Après la séance, les réalisateurs demandaient aux spectateurs, souvent très enthousiastes, s’ils seraient venus en ayant eu connaissance de la thématique. Parfois…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 77% à découvrir.
Vous avez envie de lire la suite ?
Débloquez tous les articles immédiatement.
Déjà abonné ?
Connectez-vous