Par
Farah Sadallah
Publié le
29 août 2026 à 10h00
« Je n’ai aucune expérience dans la restauration », affirme Alexandre Bidois, le gérant de la nouvelle crêperie, Le Comptoir de Mamie Bigoude, ouverte depuis le 20 août 2026 à Nantes (Loire-Atlantique), rue de la Baclerie. Manager de projets et en logistique, ce Sébastiennais a travaillé pendant une quinzaine d’années dans de grosses entreprises, avant de signer une rupture conventionnelle en décembre 2024. « J’avais envie d’autres choses. »
Crêperie à Nantes : Alexandre se reconvertit et ouvre son premier restaurant
Il se lance alors dans la préparation d’un Iron Man, un triathlon longue distance. « J’avais l’ambition d’accomplir un challenge sportif, mais j’avais aussi du temps, donc, quitte à en avoir, autant ouvrir le champ des possibles. » Alexandre commence un bilan de compétences, s’informe dans des salons professionnels et sur LinkedIn. Le projet d’ouvrir son restaurant naît finalement d’une rencontre au sein de son cercle amical. « J’ai rencontré en juin 2025 un des associés de la franchise Comptoir de Mamie Bigoude », rembobine-t-il.
Selon lui, cette rencontre arrive au bon moment. « J’ai toujours été passionné de gastronomie. J’adore cuisiner, j’ai souvent eu l’idée d’avoir un jour mon restaurant, de tester l’entrepreneuriat. » L’idée fait son chemin et finit par se concrétiser en septembre 2025 quand Alexandre décide de se lancer.

La pièce salle de bains offre la possibilité de manger sur une baignoire au sein de la crêperie Le Comptoir de Mamie Bigoude à Nantes. ©Farah Sadallah« Il va falloir faire notre trou car la concurrence est rude »
Un mois après, il trouve le local de la crêperie Fleur de sel en vente après 26 ans d’existence. « C’était un établissement très traditionnel, sur le thème de la mer. On a tout refait. Le commerce était dans son jus », explique-t-il. Du sol au plafond, ils ont tout transformé pour que le local devienne la maison de Mamie Bigoude. Depuis la rue de la Baclerie, les passants peuvent apercevoir chaque salle de la crêperie : la salle de bains, la chambre, la cuisine, la bibliothèque…
Sur fond de musique rock américaine des années 1950-1960, les clients choisissent dans quelle pièce de la maison ils souhaitent manger. Un cadre immersif afin de se démarquer des crêperies traditionnelles du quartier. « Il va falloir faire notre trou car la concurrence est rude », reconnaît Alexandre Bidois.
Mais le gérant est confiant. « La franchise commence à être connue et on est très présent sur les réseaux sociaux. » Déjà installé à La Rochelle, à Saint-Malo, Niort, Tours, Angers, Nîmes ou encore Perpignan, Le Comptoir de Mamie Bigoude propose un service continu sept jours sur sept avec la possibilité de composer soi-même sa galette ou sa crêpe.

La chambre à coucher de la Mamie Bigoude à Nantes est également une pièce où l’on peut déguster une galette et une crêpe. ©Farah SadallahUn gâteau de crêpes à base de mascarpone
Avec une pâte étalée minute, les recettes varient entre les classiques (emmental, jambon blanc, œuf) et les plus osées (curry de légumes, filet de rouget et chorizo à la plancha). En plus d’un large choix de crêpes, l’établissement propose un gâteau de crêpes à base de mascarpone, et des pots gourmands.
Pour faire tourner le restaurant, Alexandre compte 8 employés pour environ 130 couverts par jour (34 places en terrasse et 40 en intérieur). « Je suis très excité. Je bosse sur ce projet depuis un an. J’ai beaucoup d’envie pour ce lieu. »
Infos pratiques : Le Comptoir de Mamie Bigoude, 3 rue de la Baclerie, 44 000 Nantes.
Ouvert du dimanche au jeudi, de 11 h 30 à 21 h 30 (dernière commande) et du vendredi au samedi, de 11 h 30 à 22 h (dernière commande).
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