Un Britannique de 48 ans est devenu en mai dernier le premier patient au monde à avoir bénéficié d’une opération du cerveau avec l’assistance en temps réel d’une intelligence artificielle, rapporte la BBC. Ce père de deux enfants originaire du Bedfordshire (Angleterre) s’est vu retirer avec succès sa tumeur à l’hypophyse par les chirurgiens de l’University College London Hospital.
L’hypophyse a la taille d’une bille situé à la base du crâne. Il sert notamment à sécréter des hormones essentielles au fonctionnement du corps. Toute opération dans cette zone est très sensible, car l’organe est situé près de vaisseaux vitaux qui irriguent le cerveau, ainsi que des nerfs optiques qui contrôlent la vision. « Un millimètre d’erreur peut faire toute la différence », ont indiqué les autorités sanitaires.
Le risque de devenir malvoyant
Le quadragénaire présentait une tumeur bénigne de 11 mm qui exerçait une pression sur ses nerfs optiques. Sa vision périphérique s’était rétrécie et l’homme ressentait souvent des vertiges et une fatigue intense. The Guardian ajoute qu’il souffrait d’un grave déséquilibre hormonal et qu’il risquait, à terme, de perdre la vue sans cette opération.
Il fallait donc agir pour retirer entièrement cette tumeur tout en préservant la vision du patient. L’intelligence artificielle choisie a été entraînée sur des centaines de vidéos d’ablations de tueurs hypophysaires. Son rôle : identifier en temps réel les nerfs et les vaisseaux sanguins sur les images de l’opération, afin de permettre aux chirurgiens de les éviter.
« Cela m’a redonné goût à la vie »
Moins d’une semaine après l’opération, le patient pouvait marcher de manière autonome, sans lunettes ni canne. Depuis, il a retrouvé son travail en tant que responsable de service client.
« J’ai l’impression d’avoir une vue panoramique à 360 degrés sur tout ce qui m’entoure », s’est-il réjoui. « J’ai également retrouvé mon énergie et tous les effets secondaires dont je souffrais avant l’opération ont disparu. Cela m’a redonné goût à la vie. » Cette première opération réussie pourrait amener progressivement les chirurgiens à être assistés par une IA.