DÉCRYPTAGE – Membre de la Légion étrangère française, José Olger Melo Charry est aux mains d’une dissidence des Farc depuis le 6 août dans le Nariño, une région du sud-ouest de la Colombie. Son cas révèle un territoire administré par les armes.

Le 6 août, José Olger Melo Charry quitte Pasto, sa ville natale et la capitale du Nariño, pour Cumbitara, un bourg de la cordillère à plusieurs heures de là. Ce caporal colombien de la Légion étrangère, engagé depuis quatre ans, est arrivé la veille pour voir sa famille. Sur un pont du secteur de Remolino, au-dessus du rio Patia, des hommes armés arrêtent le véhicule. Ils relâchent l’amie qui l’accompagne «parce qu’elle est de la région», explique à El Espectador le colonel Styk Amaral Reyes Monsalve, du GAULA, l’unité anti-enlèvements. Lui est emmené vers Sidon, un hameau voisin. Sans nouvelles depuis six jours, son épouse alerte les autorités le 12 août.

Les autorités attribuent, à titre préliminaire, le barrage au Frente Franco Benavides, une dissidence des Farc née du refus de l’accord de paix de 2016. Si l’État tient Pasto et certaines municipalités, son contrôle s’efface dès que l’on s’éloigne des villes. Pour ces groupes, le contrôle territorial commence par savoir qui passe sur une…

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Le Figaro

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