Auteur d’un essai pour sa première sous ses nouvelles couleurs, le demi-de-mêlée d’Aurillac déplore les largesses défensives de son équipe laissant Grenoble, vainqueur sur le score de 57-33, prendre le large dès la première mi-temps. Un écart qui a demandé une grosse débauche d’énergie pour le combler avant de céder sur la fin.
Que retenez-vous à chaud de ce match ?
Il y a énormément de frustration au vu de l’entame. En défense on s’est fait trouer trop facilement. Trop de plaquages manqués, c’était trop facile pour eux de marquer. Quand on prend un essai sur première main depuis leur 22, ça nous met un coup. Mais ce qu’on va retenir, c’est notre mentalité à revenir dans le match. On était derrière de trente points à la vingt-cinquième et on arrive à revenir à trois points et à récupérer le momentum. Mais on a perdu trop de ballons et ils ont marqué sur chaque turn-over. Je ne sais même pas s’ils ont fait un ruck dans nos 22 avant qu’ils ne marquent. Ils les ont toujours traversés. Je pense que c’est un gros axe de travail. Parce qu’attaquer, jouer après-contact, on voit qu’on maîtrise. Il faut qu’on trouve la balance entre jouer les offloads et, parfois, alterner un peu.
Les couloirs étaient très facilement trouvés par Grenoble. Comment l’expliquez-vous ?
C’est notre organisation. On a loupé un truc, ça c’est sûr. C’est bien de le voir maintenant, qu’on puisse le corriger mais ça va être urgent de le faire cette semaine parce que ça ne va pas être possible de prendre des essais aussi facilement.
Avez-vous été surpris de les voir jouer depuis leurs propres 22 mètres ?
On savait que ça faisait partie de leurs forces. Ils ont des mecs qui vont à dix mille. On le savait mais je pense qu’on a manqué un truc cette semaine.
Côté positif, vous n’avez pas lâché, même en étant mené 31-0…
On réagit bien en revenant à 36-33. Après ça se joue à peu de choses parce qu’on met tellement d’énergie pour récupérer ces trente points que forcément le momentum s’inverse. Si on marque les trois ou quatre fois en première mi-temps où on rentre dans les 22, ce n’est pas le même match. Mais on court derrière le score… Il va falloir régler cette entame de match.
Vous avez énormément joué, même depuis votre camp. Était-ce la consigne de jouer autant ?
Oui, on est une équipe joueuse et ce qu’on a envie de représenter. Après, quand on est à trente points derrière, on n’a pas le choix. Il faut aller chercher des points et c’est ce qu’on a bien fait mais on avait trop de retard.
Il y a eu un petit imbroglio au moment où Ruben Courties se blesse. Que vous dit l’arbitre alors que vous vous apprêtiez à à nouveau rentrer sur le terrain ?
La nouvelle règle dit qu’on n’a le droit seulement à huit changements sauf en cas de blessure provoquée par un jeu déloyal. C’est un peu spécial. Il va falloir s’habituer à voir des joueurs très polyvalents.