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Jean-Marc Aubert

Publié le

29 août 2026 à 12h05

La magnifique réception du départ du directeur du Service départemental d’incendie et de secours -Sdis 34- de l’Hérault, le contrôleur général Eric Florès s’est achevée en apothéose, ce vendredi 28 août 2026 au soir à Gignac, dans le spacieux Pôle de Préparation à l’engagement aux Situations d’Urgence, le PPESU unique dans le Sud : assis dans un fauteuil au diapason -rouge- face à un vaste écran, il a vu défiler les moments forts, marquants, majeurs et inoubliables qui ont jalonné ses neuf années passées dans le département à la tête des 5 000 soldats du feu et secouristes.

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« Un corps composé de femmes et d’hommes »

« C’est un corps composé de femmes det d’hommes, donc ça engloble les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires. Merci à mes équipes à Vailhauquès, à mes chefs de centres et surtout merci à vous, professionnels et volontaires qui avez contribué à faire fonctionner ce Sdis connu au-delà des frontières du pays », a souligné, ému, Eric Florès promu chef d’état-major de la zone de défense et de sécurité Sud près de Marseille. Le film a rappelé les missions exceptionnelles en France, certes, comme récemment sur les mégafeux de Fontainebleau, de Gironde, des Landes, du Var, de Corse et de l’Aude : « Chaque été, 300 à 400 pompiers, médecins et infirmiers des casernes de l’Hérault sont mobilisés dans des colonnes extra-départementales », s’est-il félicité.

La période du Covid-19

Des missions également hors frontière très lointaines, comme sur le front de la guerre d’Ukraine, en Moldavie ou encore au Canada, « où le Sdis 34 a apporté son savoir-faire grâce à nos commandos feux de forêt pour stopper dans des zones inaccessibles la progression de rideaux de flammes en employant la technique des contre-feux, mais aussi dans des pays frappés par des séismes avec des centaines de morts ensevelis », a t-il dit.

Éric Florès. qui a grandi à La Paillade, a insisté sur la période difficile du Covid-19 : s’adressant à ses casqués, il a déclaré : « vous avez toujours répondu présent et le Sdis 34 a donné l’exemple au niveau national en créant un vaccinodrome sur le site de Vailhauquès, puis dans d’autres casernes, ça été une grande réussite dans ce domaine de la santé. Et nous avons suppléé le Centre 15 qui était saturé par des centaines d’appels par heure ».

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La salle d'honneur du PPESU de Gignac était bondée ce vendredi soir pour fêter le départ d'Éric Florès
La salle d’honneur du PPESU de Gignac était bondée ce vendredi soir pour fêter le départ d’Éric Florès (©Métropolitain / JMA)« Le meilleur profil »

Le président du Département -et du conseil d’administration du Sdis- Kléber Mesquida lui a rendu un vibrant hommage, « ne regrettant pas de l’avoir choisi lors de l’épreuve du jury en 2017 parmi trois candidats. Vous aviez le meilleur profil et avec le préfet de l’époque, Jacques Witkowski, nous avons tout de suite compris que vous étiez le meilleur. Et on s’est pas trompés, vous avez pris toutes les bonnes décisions et vous avez permis à des projets phares de se concrétiser, comme dernièrement, depuis mai dernier, ce partenariat avec les marins-pompiers de Marseille, mais également la construction de cinq nouvelles casernes et de la prochaine, celle de Béziers. Un an après son arrivée, il a géré l’après tragédie de Gabian avec un jeune pompier mort au feu en multipliant des formations et également un mouvement social qui s’annonçait long et musclé ».

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Assis sur un fauteuil rouge, au diapasonn pour un pompier, Éric Florès découvre les misskions majeures des neuf années passées à la tête du Sdis 34
Assis sur un fauteuil rouge, au diapason pour un pompier, Éric Florès, ému, découvre les missions majeures des neuf années passées à la tête du Sdis 34 (©Métropolitain / JMA)Il retrouve le préfet Witkowski

Éric Florès qui a longuement fait applaudir Kléber Mesquida, lors de cette soirée va retrouver en prenant ses nouvelles fonctions de chef d’état-major de la zone de défense et de sécurité sud, près de Marseille, le Préfet Jacques Witkowski qui est actuellement en poste dans les Bouches-du-Rhône depuis moins d’un an.

Ce dernier n’est certainement pas étranger à cette belle nomination qui constitue une promotion, comme l’a souligné en le tutoyant Véronique Martin Saint-Léon, sous-préfète, secrétaire générale de la préfecture, qui avec le sous-préfet et directeur de cabinet, Marin Lassalle représentaient la préfète Chantal Mauchet, empêchée : « cette promotion dans une longue et belle carrière est largement méritée, ton engagement au service de l’État a été sans faille. On a apprécié ta disponibilité permanente, ton sang-froid et ton pragmatisme dans tes prises de décisions ».

« Ton papa était gendarme, mais… »

La sous-préfète a évoqué « ton choix : alors que ton papa était gendarme à la Section de recherches de Montpellier, tu n’a pas voulu le bleu, finalement, mais le rouge en devenant sapeur-pompier volontaire à la caserne Marx Dormoy -Montaubérou- puis officier chef de groupement dans l’Essonne, jusqu’aux fonctions de directeurs de Sdis, dans l’Aveyron, puis dans l’Hérault, un des Sdis les plus importants de France. En préfecture, nous avons apprécié ton attention portée à l’humain, ta capacité d’écoute et tes analyses lors des crises comme les gros feux de forêt, les noyades et les crues, des atouts qui n’ont pas échappé à ceux qui t’ont choisi pour occuper ces nouvelles fonctions ».

Une belle ambiance au PPESU de Gignac pour fêter Éric Florès : une réception qui s'est achevée en apothéose avec l'hymne de La Marseillaise.
Une belle ambiance au PPESU de Gignac pour fêter Éric Florès : une réception qui s’est achevée en apothéose avec l’hymne de La Marseillaise. (©Métropolitain / JMA)Il a connu cinq préfets en neuf ans

En neuf ans ici, Éric Florès a connu cinq préfets, autant de patrons de gendarmerie –le nouveau commandant du groupement de l’Hérault, le colonel Gérard Cligny était présent– et trois directeurs de la police nationale, dont celui en poste à la tête de la DIPN 34, le contrôleur général Benoît Desmartin également là pour fêter ce départ. Éric Florès ne sera pas dépaysé, puisqu’il sera installé dès ce mardi près d’Aix-en-Provence, pas très loin de la vallée de l’Hérault, où cet enfant de la Paillade conserve de solides attaches. 

Deux médailles d’or

Éric Florès a martelé que, « c’est le plus beau service au monde pour un pompier que de secourir un malade, un blessé et d’éteindre un incendie au péril de notre vie. Quand un pompier qui rentre d’intervention au milieu de la nuit pour retrouver les siens, c’est qu’il a accompli sa mission, celle de sauver ». En lui remettant la médaille d’or du Département de l’Hérault -après celle de la Ville de Gignac par Jean-François Soto, maire et président de la communauté des communes de la vallée de l’Hérault-, Kléber Mesquida a lâché : « Ce n’était pas du plaisir ces neuf années passées avec toi, mais rien que du bonheur ».

Pour cause de non cumul dans des services de l’État, l’ex-directeur du Sdis 34 –son successeur Sébastien Vergé qui arrive du Sdis 31 prendra les commandes ce mardi 1er septembre à Vailhauquès– va devoir laisser ses fonctions de vice-président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers professionnels de France à son suppléant, le capitaine Olivier Arnaudin, chef du centre d’intervention et de secours d’Aniane. 

Hymne de La Marseillaise

Éric Florès a été à la fête, ce vendredi soir, lors d’une réception inoubliable qui s’est achevée en apothéose, les centaines d’invités reprenant en choeur l’hymne de La Marseillaise. Comme l’a si bien dit la sous-préfète lors de cette réception, la direction et la rédaction de Métropolitain souhaite sincèrement « bon vent » au contrôleur Eric Florès. Toujours dans le vent depuis le début de sa carrière sous l’uniforme du pompier, il va devoir s’habituer désormais au Mistral au lieu de la Tramontane !

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