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Rédaction Bordeaux

Publié le

29 août 2026 à 17h26

Une juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux a ordonné cet été à un occupant « sans aucun droit ni titre » de libérer les abords du terrain de rugby de la plaine des sports de la Garosse à Saint-Sauveur (Gironde), où celui-ci s’était installé avec sa caravane, son barbecue et ses panneaux solaires. La commune voisine de Pauillac, propriétaire des lieux, avait déposé son recours le 17 juillet 2026. Ce lieu est avant tout « destiné à la pratique d’activités sportives » et à l’accueil des « usagers du centre de loisirs », expliquait-elle à la magistrate bordelaise. Le terrain, implanté sur une parcelle boisée, était donc « totalement inadapté » au campement litigieux.

Il était raccordé de façon anarchique

« Il a été constaté la présence de signes de réalisation de feux, de panneaux photovoltaïques raccordés de façon anarchique, d’une meuleuse, d’un poste à souder et d’une trottinette électrique, risquant d’occasionner un départ de feu », s’inquiétait la mairie. 

L’occupation du terrain présente un risque en termes d’hygiène eu égard à l’état des installations sanitaires et de collecte des ordures ménagères ainsi qu’à la présence de poules.

mairie de Pauillac

« Il résulte du constat dressé par un commissaire de justice le 19 juin 2026 que le mis en cause a installé un campement où se trouvent une caravane, un lave-linge, des panneaux photovoltaïques, divers éléments en bois, des planches, une table, une chaise, un fût métallique avec des morceaux de charbon, des poules, un potager et une enceinte grillagée avec des plants de tomates », énumère la juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux dans une ordonnance en date du 4 août 2026 qui vient d’être rendue publique.

« Ce campement a été irrégulièrement raccordé au poste électrique du terrain de rugby, avec des câbles traversant ce terrain dans sa largeur, poursuit la juge. Le mis en cause ne conteste pas qu’il occupe ce terrain sans aucun droit ni titre. Il ne conteste pas davantage qu’il a refusé les propositions faites par la commune de s’installer au sein d’un camping. »

Une installation risquée en pleine vigilance feux de forêt

Surtout, le règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies « interdit d’allumer des feux à l’air libre, y compris les feux de cuisson au sol ou dans des dispositifs mobiles », rappelle la magistrate.

Il est également prohibé de « pratiquer le bivouac et le camping isolé » sans une « autorisation écrite du propriétaire » des lieux, « notamment sur la période du 1er mars au 30 septembre inclus et a fortiori en cas de vigilance orange, rouge ou noire définie par la préfète au regard du risque d’incendie ».

« Eu égard à la présence de végétation asséchée sur cette parcelle boisée, son occupation sur ce terrain occasionne un risque important d’incendie, dans un contexte où le département de la Gironde a été particulièrement touché par des incendies de grande ampleur au mois de juillet 2026″, rappelle la juge. L’occupant – qui n’était ni présent ni représenté par un avocat à l’audience – a donc été prié de décamper sans délai et de payer 288 euros à la commune de Pauillac pour les honoraires du commissaire de justice.

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