À Nailloux, près de Toulouse, un trajet
du matin tourne à l’angoisse lorsqu’une automobiliste apprend que
les freins de sa voiture ont été sectionnés. En pleine séparation
conflictuelle, son ex-compagnon devient la cible d’une enquête aux
lourdes conséquences possibles.
Un simple trajet du matin a bien failli virer au cauchemar à
Nailloux, paisible commune du
Lauragais. La commune se situe dans le département
de la Haute-Garonne. Au sud-est de
Toulouse, le 14 août, une automobiliste monte dans
sa voiture comme d’habitude. Elle n’imagine pas qu’une anomalie
grave se cache dans le système de freinage, selon La Dépêche.
Très vite, quelque chose lui paraît étrange au volant : le
véhicule ne réagit plus normalement. Inquiète, elle renonce à
partir et fait venir un mécanicien. Sa découverte va déclencher,
quelques heures plus tard, une enquête pour
tentative de meurtre.
Les freins de sa voiture sectionnés par un sabotage
Le verdict du professionnel tombe vite. Selon les premières
constatations, le système de freinage a été sectionné de manière
volontaire. La manipulation aurait pu avoir des conséquences
dramatiques pour la conductrice comme pour d’autres usagers de la
route. Comme le résume un connaisseur du dossier, cité par La
Dépêche : « Soit elle se blessait grièvement, soit elle touchait
quelqu’un d’autre ».
Secouée par cette découverte, la propriétaire du véhicule dépose
plainte dans la foulée, assistée par
son avocate, Me Séverine Bouchaïb. Face au danger encouru, le
parquet ouvre une enquête pour tentative de
meurtre. Les investigations sont confiées aux gendarmes de
la brigade de Villefranche-de-Lauragais, épaulés
par la brigade de recherches de la compagnie.
Les enquêteurs s’attachent désormais à comprendre où et quand le
sabotage des freins a été commis. Ils doivent aussi
reconstituer la chronologie précise des événements de cette journée
du 14 août. Aucune précision n’est donnée à ce sujet sur la manière
dont les éléments du système de freinage ont été coupés. Un point
reste central pour les gendarmes : déterminer si le sabotage visait
directement la victime. Et s’il mettait aussi d’autres personnes en
danger.
L’ex-compagnon au cœur de l’enquête et vers une comparution
immédiate
Très vite, les soupçons se tournent vers l’ex-compagnon
de la plaignante. Le couple s’est séparé plusieurs mois auparavant
et, depuis, l’homme se serait montré particulièrement insistant à
son égard. Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, son
comportement serait devenu de plus en plus agressif après la fin de
leur relation. Et après l’arrivée d’un nouvel amant dans la vie de
la plaignante. Les gendarmes cherchent désormais à savoir si le
sabotage du véhicule représente une nouvelle étape dans cette
escalade présumée.
Les éléments réunis conduisent les militaires à interpeller
l’ancien compagnon le mercredi 26 août. Il est placé en garde à vue
et entendu sur ces faits. Jusqu’à cette affaire, cet homme défendu
par Me Stéphanie Boscari était inconnu de la justice. Il ne
présentait aucun antécédent judiciaire. Les enquêteurs s’emploient
à préciser dans quelles circonstances le véhicule a été saboté. Ils
doivent aussi établir son éventuelle responsabilité.
À l’issue de sa garde à vue, le suspect est présenté ce jeudi
soir au parquet. L’enquête, initialement ouverte pour
tentative de meurtre, devrait se traduire par un
renvoi devant le tribunal correctionnel. Ce renvoi
interviendrait dans le cadre d’une comparution immédiate. La
qualification correctionnelle susceptible d’être retenue n’était
pas encore connue ce vendredi matin. Il demeure, à ce stade de la
procédure, présumé innocent.