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Au moins quatre Français sont toujours portés disparus après la crue destructrice survenue ce mercredi 26 août qui a fait plus de 600 morts à la frontière entre le Népal et la Chine. On en sait plus sur leurs identités. 

Ils étaient tous présents pour des raisons différentes. Trois jours après la crue dévastatrice qui a touché la région du Tibet et le Népal, c’est une véritable course contre la montre qui s’est engagée pour retrouver des survivants. Au moins 682 personnes ont péri dans cette catastrophe, et 3 000 sont encore portées disparues. Parmi elles figurent quatre Français, a déclaré le ministère français des Affaires étrangères ce vendredi 28 août.

Si les identités de ces ressortissants français toujours activement recherchés n’ont pas été toutes communiquées, on sait que l’un d’entre eux est un homme de quarante-six ans, nommé Kapil Mahajan. Une deuxième disparue est une femme de quarante-six ans, dont la famille a demandé l’anonymat.

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« Elle a fui l’Ukraine pour mourir au Népal »

Selon un document publié par les autorités népalaises, Kapil Mahajan et deux autres disparus français étaient liés à une agence de trekking basée à Katmandou, capitale du Népal. L’entreprise propose notamment des pèlerinages. C’est la raison pour laquelle Betty Benredouane, née le 16 août 1979 et originaire de Marseille, selon La Provence, se trouvait dans le pays. « Elle était partie avec un groupe de trekking, c’était un voyage spirituel, c’était très important pour elle. On est juste en détresse, on attend. Je pense que le pire, c’est l’attente », déplore son amie Stella.

C’était également dans le cadre de cette expérience que Kateryna Duzenko, une Franco-Ukrainienne de trente-huit ans, était au Népal lors de la crue meurtrière. Passionnée de bouddhisme, « elle travaillait dans une boulangerie à Paris pour gagner un peu de sous et financer ses voyages. C’était la deuxième fois qu’elle partait au Népal pour notamment réaliser des randonnées », explique le père Dubois, qui la connaissait bien.

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Il déplore : « Elle vient de Kiev en Ukraine, un pays où il y a la guerre. Une de ses amies m’a dit ‘elle a fui l’Ukraine pour mourir au Népal’. On n’a aucune nouvelle, elle était avec 47 personnes et aucune d’entre elles ne répond au téléphone. Leur guide non plus ».

Jagadish « Jaggi » Vasudev, connu sous le nom de « Sadhguru », le gourou indien très médiatique qui animait le pèlerinage, a déclaré ce mercredi 26 août être sans nouvelle de quatre-vingts personnes de son groupe. Il précise que tous étaient présents dans le bâtiment qui a par la suite été enseveli par un torrent de boue.

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Plus de 500 étrangers manquent à l’appel

Les quatre Français recherchés ne sont pas les seuls touristes présents lors de la catastrophe. Au moins 575 étrangers sont actuellement portés disparus, dont 183 Indiens, 62 Ukrainiens, 41 Australiens, 33 Britanniques, neuf Russes, huit Allemands, trois Espagnols, cinq Japonais ou encore 51 Malaisiens, précise le document des autorités népalaises.

Auprès de nos confrères de BFMTV, Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie et des Français à l’étranger, a déclaré que « l’ambassade au Népal et nos différents relais suivent la situation de très près avec les autorités népalaises et chinoises ».

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Selon le Quai d’Orsay, au moins quatre-vingts Français étaient présents lors de cette gigantesque coulée de boue probablement causée par l’effondrement d’une partie d’un glacier.