Après avoir réalisé un deuxième Top 10 consécutif au classement général du Tour de France, Jordan Jegat s’apprête à découvrir un nouvel environnement en 2027. Le coureur français rejoindra Lidl-Trek. Les contacts avec la formation allemande remontent déjà à plusieurs mois. « J’ai été en contact avec eux depuis un petit moment », explique-t-il à DirectVelo au départ du Critérium de la Ronde des Sources à Saint-Amand-les-Eaux. Dès son premier Top 10 sur la Grande Boucle en 2025, son statut a changé. « J’ai été très rapidement approché par les meilleures équipes du monde. Je suis resté en contact et j’ai décidé que c’était maintenant le bon moment pour signer, compte tenu de la situation de l’équipe TotalEnergies ». Son groupe sportif est à la recherche de partenaires pour poursuivre l’aventure chez les pros lancée depuis Bonjour en 2000.

Chez Lidl-Trek, Jordan Jegat ne débarquera pas dans une équipe dépourvue de leaders. Avec Juan Ayuso, Mattias Skjelmose, Giulio Ciccone et, probablement, Felix Gall, les têtes d’affiche ne manquent pas. Pour autant, cette concurrence ne semble pas l’inquiéter. « Ce n’est pas un obstacle en soi. Dans toutes les grosses équipes, il y a beaucoup de leaders. Quand on voit Visma ou UAE, c’est également le cas », rappelle-t-il.

UN PROJET POUR CONTINUER À GRANDIR

Son objectif est clair : rejoindre une équipe capable de lui offrir les meilleures conditions pour poursuivre son développement. « J’ai beaucoup progressé en passant du CIC Nantes à TotalEnergies. J’espère continuer à progresser en passant à Lidl-Trek. C’est une équipe qui va me proposer un meilleur projet autour de moi. C’est une équipe qui me fait confiance ».

Jordan Jegat devrait ainsi disposer d’une opportunité personnelle sur le Giro ou la Vuelta. « Je ne serai pas leader sur le Tour de France. Je ne sais pas si j’y participerai. Mais c’est aussi pour ça que je pars là-bas : je veux découvrir d’autres choses ». Une éventuelle présence sur la Grande Boucle reste évidemment un objectif pour le Français. Et s’il devait y participer dans un rôle d’équipier, cela ne constituerait pas une déception. « On peut voir des coureurs comme Sepp Kuss ou Adam Yates qui gagnent des étapes en tant qu’équipiers. C’est un rôle que j’aimerais endosser au Tour de France dans les prochaines années et pouvoir évoluer sur un grand tour. »

PAS DE RÉVOLUTION À ATTENDRE DANS L’ENTRAÎNEMENT

Passer d’une équipe française à une structure internationale de premier plan pourrait laisser penser à une révolution dans sa manière de travailler. Le coureur de 27 ans ne s’attend pourtant pas à un bouleversement majeur sur le plan de l’entraînement. « Mon entraîneur de cette année était luxembourgeois, il vit en Autriche. Donc il n’avait pas forcément la vision française non plus ».

D’ailleurs, pour le Breton, les méthodes se sont largement internationalisées. « Je pense que maintenant, tous les entraîneurs ont évolué, ont un peu tous les mêmes savoirs. » La principale différence devrait donc davantage se situer dans le fonctionnement quotidien de l’équipe. Les briefings, l’organisation et le mode de vie constituent notamment autant de nouveautés qu’il aura à cœur de découvrir.