En 2000, l’expression « épisode méditerranéen » n’était pas encore entrée dans le langage courant. Aussi, à sa une comme en pages intérieures, La Provence parle-t-elle en ce mercredi 20 septembre de « déluge », de « fortes précipitations » et même d' »orage centennal » pour décrire le phénomène météorologique intense qui a déferlé sur la ville, la veille.

Les prévisionnistes ne l’avaient pas vu venir. « Les nuages sont venus de nulle part. Ils se sont formés au-dessus de Marseille. Dans la rade, vers le Frioul », atteste Pierre Bourdouresque, directeur de la Société d’exploitation du réseau d’assainissement de Marseille. Les 23 stations automatiques de mesure des précipitations du Seram, réparties dans la Ville, ont saisi au plus près l’intensité de l’épisode. Sa localisation, centrée sur la cuvette marseillaise, est également remarquable.

À trois jours de l’automne, pourtant, c’est bien un épisode méditerranéen qui vient de frapper Marseille. Dans la période située entre la fin de l’été et le milieu de l’automne, il correspond à la rencontre entre l’air chaud venu de la mer et une masse froide arrivée du nord. Résultat : de fortes précipitations – pluie et grêle – dans un laps de temps très…