Le roi est mort, vive le roi. « Nous sommes en deuil, mais en même temps, le fait de voir que tant de personnes partagent notre peine nous apporte réconfort et force », a déclaré le roi, 53 ans, dans un discours diffusé à la télévision nationale.

Le roi Harald « nous rappelait sans cesse, au sein de la famille, que chacun devait faire les choses à sa manière. Trouver sa propre voie. Être soi-même… C’est maintenant mon tour », a-t-il ajouté.

Auparavant, Haakon VIIII avait reçu le président du Parlement, la cheffe de la Cour suprême puis les dirigeants de l’Eglise de Norvège.

La Norvège en deuil

Un deuil national a été décrété dans le royaume scandinave après le décès vendredi, à l’âge de 89 ans, du doyen des souverains d’Europe. De nombreux Norvégiens ont afflué samedi devant la chapelle du palais royal d’Oslo, où des montagnes de fleurs jonchent le sol après le passage de plus de 20.000 personnes venues se recueillir.

Le nouveau roi aura, comme son père, des fonctions essentiellement protocolaires. Il a choisi le nom de Haakon VIII et de marcher sur les traces de ses aïeuls en perpétuant la même devise « Tout pour la Norvège ».

Un nouveau roi… mais pas de couronnement

Sans attendre les funérailles royales, dont la date n’a pas été annoncée et qui marqueront la fin du deuil national, le nouveau souverain prêtera serment d’allégeance à la Constitution mardi.

Il ne devrait pas être couronné, pratique abolie en 1908, mais pourrait choisir, comme son père et grand-père, de faire bénir son règne lors d’une cérémonie en la cathédrale de Trondheim, où les rois norvégiens ont été couronnés entre 1814 et 1906.

Le public pourra se recueillir devant le cercueil du défunt roi dans la chapelle du palais, mais aucune date n’a encore été annoncée pour cela.