Si l’été 2026, particulièrement le début, a été marqué par les incendies, notamment en forêt de Fontainebleau, il le fut tout aussi dramatiquement par la succession de noyades. Le plus souvent de jeunes. C’est, une nouvelle fois, posé la question (même si lien de cause à effet n’était pas systématiquement établi) : comment expliquer qu’en 2026, des Français ne savent pas ou très mal nager ? Puis une autre, tout aussi récurrente : dispose-t-on d’assez de piscines en France ?



Selon les données du ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative, on dénombre 6431 bassins de natation (sportifs, ludiques et mixtes) répartis sur 2604 piscines. Mais qu’en est-il dans notre région ? Les habitants de Seine-Maritime et de l’Eure sont-ils mieux lotis ? Comparons ce qui peut l’être. À savoir, le nombre de bassins pour 10 000 habitants et la surface rapporté au même nombre d’usagers potentiels.



En Seine-Maritime :Et dans l’Eure :

Vivre dans une grande agglomération n’est pas nécessairement gage de meilleur traitement. Ainsi, les 496 600 habitants de la Métropole de Rouen disposent, certes de 35 bassins. Mais cela ne leur permet d’atteindre que 206m² pour 10 000 habitants. C’est moins bien que les habitants de la seule ville de Rouen (234, 35m²/10 000 hab). Moins bien également que pour ceux de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole (250,87) où plusieurs piscines sont établies en dehors de la ville centre (Sainte-Adresse, Gonfreville-l’Orcher, Montivilliers…) qui, elle, voit sa statistique s’établir au même niveau que celle de la ville de Rouen avec 232,11m²/ 10 000 habitants (en comptant les bassins saisonniers).






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Vivons heureux, vivons loin des grands pôles urbains ? En matière d’offre de piscines ce n’est pas faux. Ainsi, dans la communauté d’agglomération de la Région dieppoise, les 45 700 habitants peuvent accéder à 5 bassins. Soit 358,27m²/10 000 habitants. Et que dire des habitants de la ville de Dieppe qui, à elle seule, concentre l’ensemble des bassins. La statistique s’envole à 583,82m² ! !


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Une simple question de taille critique au-dessus de laquelle une ville est, en quelque sorte, « obligée » de disposer d’une piscine. Phénomène que l’on ne constate pas à Évreux et son agglomération. Dans la préfecture de l’Eure, on ne dénombre de 4 bassins pour 46 800 habitants (174m²/10 000 hab). Mais quatre bassins c’est également ce dont disposent les quelque 100 000 habitants de la Communauté d’agglomération d’Évreux Portes de Normandie, soit moins de 74m²/10 000 habitants.



Une question de taille mais aussi de moyens. Ainsi, en Caux Seine Agglo (Port Jérôme, Lillebonne, Bolbec, Rives-en-Seine), c’est historique, chacun à sa piscine, plus ou moins grande, plus ou moins ludique. On y dénombre 13 bassins pour le plus grand bonheur des 77 900 habitants qui disposent de 380 m²/10 000 habitants.

Même constat sur la Communauté d’agglomération Seine-Eure rassemblant notamment Louviers, Val-de-Reuil ou encore Gaillon. Les 103 175 habitants ont accès dix bassins, soit 290m²/10 000 habitants.

Et que dire des 38 000 habitants de la Communauté de communes Normandie Sud-Eure (Verneuil-d’Avre-et-d’Iton, Mesnils-sur-Iton, Breteuil…) qui bénéficient, ni plus ni moins, de 10 bassins répartis sur deux piscines… Soit le record absolu de 777m²/10 000 habitants !