Par
Thomas Martin
Publié le
29 août 2026 à 10h46
Le restaurant Hayal, situé au 105 avenue de la République à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), a fait l’objet d’une fermeture administrative d’urgence, décidée par la préfecture de Seine-Saint-Denis le mercredi 26 août 2026. La décision intervient après une inspection menée la veille par les services de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP). Et les agents ont relevé de très nombreux manquements.
Des cafards… et un chat dans l’établissement
Parmi leurs premières constatations figure l’absence de plan de lutte contre les nuisibles. Les services de l’État signalent surtout la présence de cafards dans le restaurant. Mais ce n’est pas tout : les inspecteurs ont également constaté la présence d’un chat dans l’établissement, selon l’arrêté préfectoral.
À ces découvertes s’ajoutent de multiples problèmes d’hygiène. L’administration relève notamment une absence d’hygiène à la sortie des sanitaires, susceptible selon elle d’entraîner un risque d’intoxication alimentaire, ainsi que l’absence de savon bactéricide.
Le nettoyage et la désinfection des locaux et du matériel sont également jugés insuffisants. Les bonnes pratiques d’hygiène alimentaire ne seraient par ailleurs pas assimilées par les employés.
Tenues sales, cartons au sol et congélateur saturé de glace
La suite de l’inspection n’est guère plus favorable à l’établissement. L’arrêté mentionne des températures relevées non conformes, du matériel de stockage et de nettoyage sale et en mauvais état, ainsi que des tenues professionnelles sales et incomplètes.
Les agents ont aussi constaté l’absence de date sur certaines préparations, un congélateur saturé par la glace et la présence de cartons au sol. S’ajoutent notamment l’absence d’affichage des allergènes et de l’origine des viandes ainsi que l’absence d’analyse bactériologique réalisée par un laboratoire agréé.
Un « risque grave de santé publique »
Pour justifier la fermeture immédiate, les services de l’État pointent plusieurs risques de contamination. Ils estiment notamment que l’utilisation de matériel sale peut favoriser une contamination par des germes pathogènes et que l’absence de possibilité de se laver correctement les mains peut également être source de contamination.
Au terme de son constat, l’administration considère que la poursuite de l’activité du restaurant représente « un risque grave de santé publique ».
La fermeture restera en vigueur jusqu’à la réalisation des prescriptions imposées par l’administration. L’établissement ne pourra rouvrir qu’après contrôle des services de la DDPP. L’arrêté prévoit par ailleurs qu’en cas de non-respect de la fermeture, l’exploitant s’expose à des sanctions pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.
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