Ce samedi 29 août, France 2 diffusait le neuvième épisode de la saison 2026 de Fort Boyard présentée par Cyril Féraud. Six candidats sont venus se frotter aux énigmes du Père Fouras et aux nombreuses épreuves proposées, du Château Boyard à la planche instable, en passant par le restaurant de Willy ou à la cellule de haute tension. Pour cette aventure autour de Tibo InShape, Ladji Doucouré est revenu pour la troisième fois pour s’y tester avec succès.
Ladji Doucouré : « Je rêvais comme beaucoup de gamins de tester Fort Boyard »
Télé-Loisirs : Vous êtes déjà venu en 2020 et 2021. Qu’est-ce qui vous pousse à revenir ?
Ladji Doucouré : J’ai grandi avec l’émission. Je suis un enfant de Fort Boyard. C’était un rendez-vous avec la famille durant l’été. J’ai 43 ans aujourd’hui, et je suis très admiratif de cette émission, c’est pour ça que je suis revenu. Je fais aussi découvrir Fort Boyard à ma fille, qui regarde avec moi.
Avez-vous hésité ?
On a forcément peur quand on arrive, mais on sait très bien qu’on sort avec plein de bonnes choses. La première fois, c’était super, je rêvais comme beaucoup de gamins de tester le Fort. Et maintenant, dès qu’on m’appelle, je viens car je kiffe et que ça fait partie de ma vie. Pour être appelé, il faut être bon ou au moins courageux et surtout disponible aux dates proposées.
Vous avez connu Olivier Minne et Cyril Féraud. Qu’est-ce qui les différencie ?
Ce sont deux bons animateurs qui remplissent votre quotidien parce qu’ils font aussi d’autres émissions. Vous avez l’impression que ce sont vos potes, qu’ils font partie de votre famille. Chacun est différent, amène les choses avec bienveillance.
Lorsque je suis venu en tant que guerrier mystère, Cyril jouait le personnage de Cyril Gossbo. Et ça a fait la même chose avec Olivier. Au bout de deux émissions, j’avais l’impression que je le connaissais plus que le présentateur qui est à travers la télé.
Avec Cyril j’ai trouvé ça fluide. J’ai l’impression que ça faisait des années qu’il le faisait déjà. Il nous a mis à l’aise, prenait le temps de nous parler, de nous rappeler que nous étions là pour les associations. Au final, nous avions plus l’impression de nous faire un kiff entre potes que de tourner une émission télé.
Ladji Doucouré se livre sur l’épreuve la plus dure de Fort Boyard : « J’ai un peu paniqué »
Quelle épreuve vous a demandé d’aller au-delà de vos peurs ?
L’épreuve de la glace m’a fait peur parce que je suis un peu claustrophobe. Et il fallait rentrer dans l’eau, nager. Je ne suis pas forcément à l’aise. À un moment, j’ai ouvert mes yeux dans l’eau parce que je ne savais pas où j’étais. C’est pour ça, je crois, que j’ai un peu paniqué. Derrière, je tape comme un bourrin pour casser la vitre, car j’ai l’impression d’avoir perdu du temps avant.
Même si j’ai échoué, j’étais content de sortir de ma zone de confort. Et sinon, les bêtes ce n’est pas mon truc. J’ai aidé Tibo à monter sur le lit bancal, mais je n’étais pas serein. Pareil quand Élodie était dans la cabine abandonnée, je lui disais « Ça va aller, super, Élodie. Tu es trop forte ». Mais j’ai eu du mal à aller lui enlever les blattes.
En connaissiez-vous certains avant le tournage ?
Yoann Riou, avec qui j’avais fait Danse avec les stars. Nous étions restés en contact. J’ai fait un cours de sport avec Tibo InShape sur la Star Academy et on s’était bien entendus. Élodie Clouvel, je la vois au quotidien à l’INSEP. On évolue dans la même salle donc on se voit souvent et c’était marrant d’être ensemble dans un autre contexte.
Julie Bourges et Major Mouvement, je ne les connaissais pas, même si j’avais entendu parler d’eux. Et maintenant, je les suis sur les réseaux et je regarde ce qu’ils font avec un autre œil. C’est aussi le but de l’émission. Découvrir des gens que vous ne connaissez pas forcément et que vous n’auriez pas croisés autrement. Très vite, l’alchimie s’est faite dans l’équipe.
Vous avez remporté 15 453 euros pour les deux associations. Est-ce une fierté ?
Vous savez, on n’est jamais satisfait de nos résultats, on veut toujours plus, mais il faut savoir ne pas trop être gourmand. On aurait voulu tout recommencer et doubler la mise. C’est sûr que sur le papier, quand on a 3 minutes, on se dit qu’on peut ramener un peu plus d’argent.
Après, on ne peut pas se comporter comme si on venait à titre individuel car dans ce cas, tu te surpasses et tu donnes le meilleur de toi-même avec le risque d’échouer. Là, tu viens pour deux associations. Tu te dois de rester terre à terre. On se serait senti mal de ne sortir qu’avec des défaites. Avec le recul, on se dit quand même « Ah, j’aurais pu en faire un peu plus. » Mais c’est le jeu.