C’est une carrière qui a commencé en 1984, en tant que remplaçant dans plusieurs établissements marseillais avant que Bernard Ansaldi ne décroche le concours et fasse sa première vraie rentrée à Marignane. « Je me rappelle très bien. Comme tous les jeunes profs, j’avais préparé des heures et des heures de cours… Qui n’ont pas servi ! Assez vite, on comprend qu’il faut s’adapter aux gamins. »

Et puis, il est envoyé en Picardie où il enseignera pendant sept ans avant de revenir à Sausset-les-Pins, à Vitrolles et finalement à Marseille depuis 2005. « La première rentrée en Picardie, c’était un peu un déracinement, je logeais dans un internat, je quittais Marseille et mon épouse, enceinte. À l’époque c’était comme ça. Je me suis retrouvé propulsé au milieu des vignes et des champs de betterave, c’était exotique, pour moi comme pour eux. Mais je n’étais pas le seul, dans les conseils de classe, on était 4 ou 5 Marseillais du même âge à enseigner dans le même lycée. »

« Les maths, ça fascine et ça effraie »

Mais c’est là-bas qu’il acquiert « la posture de l’enseignant à la fois ferme et décontracté ». Parmi les générations d’élèves qu’il a vu défiler, il retient les meilleurs : « Très souvent, j’ai …