Par
Rédaction Cahors
Publié le
28 août 2026 à 12h30
Après une première séance autour de Jean Lurçat le 7 avril dernier, l’Étincelle de Saint-Céré dans le Lot, propose le dimanche 30 août 2026 une nouvelle session passionnante, en liaison avec les Films du Horla, Cinéphilot et Cauvaldor. Quatre nouveaux films seront ainsi présentés dont trois réalisés par le cinéaste Patrick Cazals et le quatrième, un portrait documentaire rarissime de Jean Lods, restauré, sur le sculpteur Aristide Maillol datant de 1943.
Dom Robert
L’intérêt du premier film proposé : « Les Champs de laine de Dom Robert » reste dans ce superbe domaine de l’art de la tapisserie contemporaine initié par Jean Lurçat. Toute l’œuvre de Dom Robert est dans la lignée du maître des Tours Saint Laurent même si ses convictions étaient bien différentes ! Les confessions humaines et artistiques du moine-artiste dans son atelier de l’abbaye d’En Calcat sont savoureuses comme celles des artisans de l’atelier Goubely d’Aubusson et du Frère David qui a poursuivi la réalisation des tapisseries après la mort de Dom Robert en 1997.
Zadkine
Le deuxième film « Zadkine, la lumière », plonge le spectateur dans une autre intimité d’artiste, cette fois-ci d’origine russe. En 1934, Zadkine fait l’acquisition de sa maison-atelier des Arques. Il y vient régulièrement pour réaliser ses sculptures majeures. Son atelier de la rue d’Assas à Paris restait ouvert à ses élèves. L’émotion que procure ce film est qu’on retrouve Zadkine s’activant dans ces deux lieux, se confiant par ses propres écrits. L’un de ses élèves, Gaston Louis Marchal, revient aussi sur son enseignement.
Jean Cortot
Dans « Jean Cortot, l’écriture peinte », troisième film de ce programme, c’est dans un autre atelier quercynois, celui de Sarrazac, que l’on retrouve le fils du pianiste virtuose Alfred Cortot. Il y a poursuivi, jusqu’à sa mort en 2018, un travail singulier de recherche autour de l’empire des signes, ceux tracés sur ses tableaux au fil de ses lectures de poètes classiques et contemporains. Michel Butor, Jorge Semprun, Kenneth White témoignent aussi dans ce film de leur parfaite collaboration avec l’artiste pour les livres d’art qu’ils ont fabriqués avec lui, en artisans et maîtres du verbe.
Aristide Maillol
Pour clore ce programme et ouvrir un échange avec le réalisateur, un film étonnant est proposé. C’est l’un des tout premiers films d’art, restauré avec soin : « Aristide Maillol, sculpteur ». Il a été réalisé par Jean Lods en 1943 dans l’atelier et la maison de l’artiste à Banyuls sur Mer, au grand soir de sa vie. Ce document est très souvent juste et poignant sur les modes de création et le quotidien suspendu de cet homme soucieux de son environnement pour l’aider à créer.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.