En arrivant à la tête du Bataillon des marins-pompiers de Marseille, en 2022, Lionel Mathieu avait une certitude : le dernier poste de sa carrière d’officier serait le plus marquant, avec celui de commandant adjoint sur le Charles-de-Gaulle, occupé quelques années plus tôt.

Quatre ans plus tard, alors qu’il s’apprête à quitter le service actif, ce mardi 1er septembre, le vice-amiral reste du même avis. « Le porte-avions a été le sommet technique et militaire, les opérations, la promiscuité… Mais ici, le Bataillon, ça a été un sommet humain, résume l’amiral Mathieu, qui exceptionnellement, avait vu son commandement prolongé d’un an en 2025. Ce n’est pas comme un bateau qui rentre à quai, il n’y a jamais de relâche, avec en permanence, au moins 350 marins-pompiers qui parcourent la cité, avec ses dynamiques politiques, culturelles, sociales… Ici, l’horizon, ce n’est pas la mer, mais 900 000 habitants. » On a coutume de dire que Marseille concentre tous les risques imaginables, en termes de sécurité civile, à l’exception des avalanches. « Et en effet, on n’a pas eu d’avalanche, sourit le pacha du Bataillon. Mais pour le reste, je pense qu’on a tout eu… »

Incendies, notamment celui de l’…