Le 25 août, pour justifier la visite de John Ratcliffe à Moscou, Donald Trump affirmait que le seul but de ce déplacement du directeur de la CIA était d’arrêter le conflit en Ukraine. « Franchement, les deux parties souhaitent à présent que cette guerre prenne fin », assurait le milliardaire. Tout, sur le terrain, démontre pourtant le contraire.
À commencer par l’attaque de drones, le 28 août au soir, sur un entrepôt de la petite ville de Myla, dans la banlieue de Kiev. Selon un bilan provisoire, elle a tué 37 personnes. Le bâtiment visé était situé en zone résidentielle alors qu’y étaient stockés munitions, drones et explosifs de l’armée. Volodymyr Zelensky a dénoncé cette situation et annoncé l’ouverture d’une enquête.
A LIRE AUSSI
« Je ne ressens plus rien quand je fais ça » : dans le Donbass, tuer à l’aide de drones est devenu « un boulot comme un autre »
Au-delà de ces négligences criminelles, ce nouveau massacre résume à lui seul l’été des Ukrainiens. Avec 437 civils tués, le mois de juillet a été le plus meurtrier depuis mai 2022. Août devrait suivre la même tendance.
Bien sûr, Kiev n’est pas en reste. Lui aussi multiplie les attaques de drones dans la profondeur, ciblant les infrastructures pétrolières russes mais aussi les sites logistiques des géants du commerce en ligne, comme Wildberries. Ses frappes sont également de plus en plus sanglantes : le 25 août, neuf personnes ont été tuées dans la région occupée de Louhansk, dans le Donbass, après le bombardement d’un bus.
Des frappes aveugles
Malgré tout, les coups infligés par la Russie sont d’une tout autre ampleur. Une conjonction de facteurs l’explique. D’abord, Moscou a changé de modus operandi. Il y a encore quelques mois, elle envoyait des drones de reconnaissance la journée pour mieux « taper » la nuit. Désormais, les attaques de drones et missiles balistiques sont incessantes.
NewsletterMa Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.
S’inscrireS’inscrireS’inscrire