Par
Thomas Martin
Publié le
30 août 2026 à 8h02
L’été météorologique s’achève, mais les fortes chaleurs n’ont peut-être pas dit leur dernier mot. Après une fin août plus fraîche et agitée, les températures devraient repartir à la hausse en France au cours de la première semaine de septembre 2026. Les dernières modélisations envisagent même une importante remontée d’air chaud autour des vendredi 4 et samedi 5 septembre. De là à connaître une nouvelle canicule ? Le scénario reste encore très incertain, particulièrement à Paris et en Île-de-France.
Une importante remontée d’air chaud
Le contraste pourrait être saisissant. Une masse d’air plus frais a gagné la France à la suite des violents orages de jeudi 27 août. Ce samedi 29 août, les températures peinaient ainsi à dépasser 20 à 21 °C à Paris.
Cette parenthèse pourrait toutefois être de courte durée.
Les dernières simulations du modèle européen ECMWF envisagent une puissante remontée d’air chaud en provenance de la péninsule Ibérique à partir du jeudi 3 septembre, avec un pic possible vendredi 4 et samedi 5 septembre.
Dans les scénarios les plus chauds, les températures pourraient dépasser 35 °C dans le Sud-Ouest et même approcher localement les 40 °C. Mais à près d’une semaine de l’échéance, ces valeurs sont loin d’être acquises : les différents scénarios présentent encore des écarts importants.
Le signal d’une remontée des températures apparaît néanmoins de plus en plus nettement.
Et à Paris et en Île-de-France ?
Paris et l’Île-de-France ne devraient pas rester complètement à l’écart de ce changement de temps. Mais les températures envisagées sont, pour le moment, beaucoup moins spectaculaires que dans le sud de la France.
Les projections du modèle européen ECMWF font apparaître des températures supérieures de 2 à 4 °C aux normales de saison sur une partie de la moitié nord du pays.
À Paris, les différentes prévisions ne convergent pas encore suffisamment pour donner une valeur précise pour les 4 et 5 septembre. Certains scénarios envisagent des températures proches ou légèrement supérieures à 30 °C, tandis que d’autres restent sous ce seuil.
Autrement dit, le retour d’une ambiance estivale apparaît crédible, mais pas celui de températures exceptionnellement élevées à ce stade.
Par ailleurs, début septembre, les nuits sont déjà sensiblement plus longues qu’au cœur de l’été. Elles pourraient permettre aux températures de redescendre suffisamment pour éviter de remplir les critères d’une canicule.
La durée de cette poussée chaude constitue également une grosse incertitude. Météo-Paris envisage ce samedi une remontée de la chaleur mais estime qu’elle pourrait être assez brève.
Les prévisions vont encore évoluer
La prudence reste donc indispensable. À six ou sept jours d’échéance, les modèles permettent de dégager une tendance mais pas encore de prévoir précisément les températures qui seront relevées à Paris.
Si le scénario d’un nouveau coup de chaud est à surveiller autour des 4, 5 et 6 septembre, celui d’une véritable canicule reste, lui, à confirmer.
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