Selon l’hebdomadaire allemand der Spiegel, les maîtres chanteurs réclameraient 30 bitcoins – l’équivalent aujourd’hui environ 2 millions d’euros. Toujours d’après le journal, qui dit avoir eu confirmation d’une source sécuritaire, il s’agirait du groupe de hackers Rhysida.

La ville de Berlin fait l’objet d’un chantage, a annoncé vendredi le maire de la capitale allemande, après un vol de données lors d’une attaque de pirates informatiques survenu à la mi-août. Selon l’hebdomadaire allemand der Spiegel, les maîtres chanteurs réclameraient 30 bitcoins – l’équivalent aujourd’hui environ 2 millions d’euros. Toujours d’après le journal, qui dit avoir eu confirmation d’une source sécuritaire, il s’agirait du groupe de hackers Rhysida.

Ce groupe avait notamment revendiqué l’attaque contre la vénérable British Library de Londres en automne 2023 et réclamé une rançon de 20 bitcoins (plus de 760.000 euros alors). «Berlin est victime d’un grave délit», a reconnu le conservateur Kai Wegner, maire sortant de la capitale allemande, qui est une ville et un Land à la fois. «La demande est parvenue en début de soirée jeudi. On n’y donnera pas suite», a insisté M. Wegner. «Berlin ne cédera pas au chantage», a-t-il ajouté.


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À cause de cette cyberattaque survenue le 14 août, plusieurs administrations de la ville, notamment celles consacrées au logement et à l’environnement, avaient été coupées du réseau pendant une semaine: toute demande d’allocation logement et leur versement, avaient été impossibles pendant plusieurs jours. Au départ, les autorités avaient affirmé qu’aucune donnée sensible n’avait été dérobée, mais mercredi, elles ont reconnu que des données personnelles avaient pu être touchées.

Des élections locales le 20 septembre prochain

Selon Der Spiegel, le groupe de hackers Rhysida menace de publier ces données s’il ne reçoit pas l’argent d’ici une semaine. Les services de sécurité travaillent d’arrache-pied pour appréhender «les auteurs» de l’attaque, a dit M. Wegner, sans dire qui ils étaient. Il a ajouté qu’en parallèle, les autorités vérifiaient quelles données avaient été dérobées.

Dans le cas de la British Library, la bibliothèque avait refusé de payer la rançon et Rhysida avait mis sur le dark web – partie cachée et sulfureuse d’internet – environ 500.000 fichiers contenant les données personnelles des visiteurs, des abonnés et du personnel. Par ailleurs, l’une des adjointes au maire de Berlin, Iris Spranger, a précisé que cette cyberattaque ne remettait pas en question la tenue des élections locales du 20 septembre prochain. «Le scrutin est sécurisé à 100%», a-t-elle dit.