L’établissement propose la première rétrospective de ce peintre-décorateur, éminent représentant de l’Art déco, aujourd’hui oublié du grand public. Une réhabilitation bienvenue, riche en œuvres singulières.

Ingrate postérité… Jadis célèbre et couvert d’honneurs, le peintre et décorateur Jean Dupas (1882-1964) a aujourd’hui disparu des écrans radars. D’où l’initiative du MusBA de replacer cet éminent ambassadeur de l’Art déco, lauréat du prix de Rome en 1910, sous le feu des projecteurs. « Il s’agit de sa première rétrospective, alors même qu’il fut une des grandes figures de la scène artistique bordelaise de l’entre-deux-guerres », note la directrice des lieux Sophie Barthélémy. Preuve de sa popularité d’antan : son portrait, exécuté en 1936 par Jacques-Émile Blanche, qui ouvre le bal des découvertes dans la section consacrée aux premières années de sa carrière. D’autres noms, eux aussi tombés dans l’oubli, claquent en ce début de parcours. À l’image de celui de Paul Quinsac, grâce auquel il s’initia au style académique, ou de Gustave Artus, ancien décorateur du Théâtre de Bordeaux.

Les révélations se poursuivent sur cet homme ayant travaillé sous plusieurs régimes, de la IIIe à la…

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Le Figaro

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