Intitulé La véritable histoire du Cinématographe, le programme de clôture du cinéma art et essai de Nantes, à vocation d’éducation populaire, se poursuit pendant trois semaines, jusqu’au dimanche 13 septembre. De nombreux films qui ont participé à façonner cette salle obscure sont projetés dans des séances uniques et conviviales.

Le Cinématographe, rue des Carmélites, à Nantes, une salle sur laquelle le rideau va bientôt tomber. | ARCHIVES
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Le Cinématographe, rue des Carmélites, à Nantes, une salle sur laquelle le rideau va bientôt tomber. | ARCHIVES

« On refait une séance Contrechamp »

« La première partie du programme, c’est un peu le meilleur du meilleur, la crème de la crème de ce qu’on a pu passer en vingt-cinq ans. Et la deuxième partie, ce sont les cases de programmation, les partenaires habituels du Cinématographe actuels, et aussi passés, présente Emmanuel Gibouleau, directeur du Cinématographe. On a réactivé des choses qu’on a pu faire dans les années passées, c’est pour ça qu’on parle de l’histoire du lieu. On refait une séance Contrechamp, qui existe depuis 2004 et se concentrait sur le cinéma alternatif. »

Emmanuel Gibouleau, directeur du Cinématographe (Nantes), Catherine Cavelier, membre fondatrice et Simon Hindié, chargé du public. | ARCHIVES OUEST-FRANCE
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Emmanuel Gibouleau, directeur du Cinématographe (Nantes), Catherine Cavelier, membre fondatrice et Simon Hindié, chargé du public. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

86 films proposés

La programmation a toujours été réfléchie collectivement. « La sélection des films s’est faite de manière consciencieuse : c’est la relation qu’on a avec le réalisateur ou la réalisatrice, et la reconnaissance artistique. Et après, on choisit le film qu’on considère comme le plus marquant », explique Catherine Cavelier, membre fondatrice de l’association Ciné femmes.

Au total, 86 films seront diffusés, avec des invités, des séances spéciales, et des rencontres. « Notre partenaire, la librairie jeunesse nantaise Les Enfants Terribles, animera une après-séance de L’ourse et l’oiseau, mercredi 2 septembre, à 14 h 15. Dès dimanche, et quasiment tous les soirs, il va y avoir quelque chose de spécial, annonce Emmanuel Gibouleau. Soit de la simple présentation, la venue d’un réalisateur, un débat ». Lundi 31 août, par exemple, une soirée avec le musée d’art de Nantes présentera le documentaire Scénario du film Passion, de Jean-Luc Godard.

Un prix unique : 3 € la séance

Pour ces trois semaines, le prix est identique sur chaque séance. Un cadeau de départ. Car le Cinématographe de Nantes déménage. On le retrouvera cours des 50-otages à partir de mi-décembre. Un nouveau lieu avec trois salles de 40, 80 et 150 places. L’ancien garage de la famille de Jacques Demy était situé au 9, allée des Tanneurs. La nouvelle adresse du Cinématographe sera au 7, l’anecdote est plutôt bien trouvée. « C’est un heureux hasard », conclut Emmanuel Gibouleau.

Jusqu’au dimanche 13 septembre, au Cinématographe, 12bis, rue des Carmélites, Nantes, tarif unique à 3 €, l’ensemble de la programmation est disponible sur le site www.lecinematographe.com. Tram ligne 1, arrêt Bouffay.