Victor Bosch n’était pas batteur, il était peintre classique. Cela ne l’a pas empêché en Mai-68, après avoir annoncé à sa mère qu’il ne passerait pas son bac, d’intégrer le groupe de rock progressif lyonnais Pulsar, dont le chanteur était l’écrivain Sorj Chalandon. Victor Bosch n’était pas producteur. Cela ne l’a pas empêché d’être le chargé de production de la Biennale d’art contemporain, de la Biennale de la danse à Lyon et de produire la comédie musicale à succès Notre-Dame-de-Paris à la fin des années 90. Enfin, Victor Bosch n’était pas Isérois, ni même Lyonnais. Né dans le nord-est de l’Espagne, rien ne le prédestinait à devenir un jour un acteur de la culture aussi important sur ces deux territoires voisins, presque cousins.

« Ce qui m’a toujours sauvé, c’est que quand il faut y aller, j’y vais à fond. J’ai horreur d’être ridicule et j’ai toujours beaucoup travaillé pour rattraper mon retard sur les sujets que je traitais et que…