Le pouvoir d’achat des enseignants « s’est considérablement dégradé en 30 ans », estime Jean-Rémi Girard, président du syndicat d’enseignants Snalc, qui s’est dit sceptique face aux promesses d’augmentation salariale formulées par certains candidats à l’élection présidentielle, « déjà entendues en 2022 et 2017 ».
Le dirigeant du Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur était interrogé dimanche sur RMC sur les propositions d’augmentations salariales des enseignants, rendues publiques par deux candidats à l’Élysée en 2027, Gabriel Attal (Renaissance) et Édouard Philippe (Horizons) ces derniers jours.
« Ces propositions, on les a déjà entendues en 2022 et en 2017, c’est tout le temps cette idée qu’il faut revaloriser les profs, et puis au moment (de le faire) c’est : ‘Ah, mais le budget, vous comprenez, il faut faire des choix' », a-t-il dit.
« On va augmenter un petit peu le début de carrière pour donner un peu d’attractivité, puis les gens qui ont 40-50 ans, on va les laisser tranquillement sur leur plateau », a ajouté le professeur de français.