Fermée au public depuis 60 ans et dans un état de délabrement avancé, la tour Perret demeurait dans le paysage grenoblois sans en habiter l’imaginaire. Après un chantier de restauration expérimental, elle a rouvert le 10 juillet.

Au nord, le massif de la Chartreuse, au sud, le Vercors, et à l’est, la chaîne de Belledonne : voilà plus de 60 ans que les Grenoblois sont privés de ce point de vue sur les montagnes qui encerclent leur ville. Au terme d’un projet de restauration qui a duré sept ans, le belvédère de la tour Perret est à nouveau accessible au public depuis le 10 juillet. Le chantier est l’aboutissement d’un investissement de 15,5 millions d’euros consenti par la Ville (secondée par l’État, avec 5 millions d’euros, et le Département de l’Isère, avec 3 millions d’euros) et d’une expérience patrimoniale inédite. Car ce balcon sur les Alpes est aussi la toute première tour en béton armé du monde, édifiée par l’un des maîtres de ce nouveau matériau, Auguste Perret.

Star en 1925, fermée en 1961

En 1925, Grenoble accueille l’Exposition internationale de la houille blanche – surnom de l’énergie hydroélectrique – et dresse au cœur du parc Mistral une tour…