Le chef-lieu du Loir-et-Cher accueille militants, élus et sympathisants du Parti socialiste du 28 au 29 août 2026. Parmi les invités, François Ruffin, député de gauche et candidat à la présidentielle au nom de son petit parti Debout !.
L’élu de la Somme est arrivé au côté d’Oliver Faure et de la maire de Nantes Johanna Rolland pour participer à un débat sur le travail. Le premier a salué sa venue au campus socialiste, assurant sur ses réseaux sociaux qu’il serait toujours le bienvenu chez les socialistes, à Blois comme ailleurs ».
Merci François pour ta venue au #CamPuS26 ! Tu seras toujours le bienvenu chez les socialistes, à Blois comme ailleurs ! pic.twitter.com/htTVi9KfYd
— Olivier Faure (@faureolivier) August 29, 2026
Bienvenue au campus @Francois_Ruffin ! pic.twitter.com/amRavLUGbm
— Johanna Rolland (@Johanna_Rolland) August 29, 2026
La primaire, « un suffrage censitaire »
François Ruffin en a profité pour fustiger la primaire socialiste et démocratique entre le PS et Place publique. Donc il y a un regret, plus qu’un regret de ce côté-là, a-t-il dit devant la presse, comparant la primaire à l’entrée d’une boîte de nuit où il y a un videur qui vient vous dire : “Non, tu n’as pas la bonne gueule”.
Lui plaidait pour une primaire large de la gauche et des Écologistes, avec les anciens Insoumis. Une position partagée par le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, ou la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier,
Il a regretté que la primaire soit un suffrage censitaire et qu’à la place de chercher à l’élargir au maximum, on ait une démarche qui soit presque antipopulaire.
« Un obstacle au vote des gens »
Selon lui, on cherche à mettre un obstacle au vote des gens, plus qu’à les attirer, a-t-il encore développé, estimant que ce n’est pas ce que doit faire la gauche aujourd’hui. Il a ajouté : Je pense qu’Olivier (Faure) et Johanna (Rolland) en sont tout à fait conscients.
François Ruffin dit ne pas vouloir des gauches irréconciliables ou plus exactement [des] gauches qui ne veulent pas se réconcilier et qui se partagent le petit gâteau comme des parts de marché.
Changement climatique
Les débats entre chercheurs, élus, syndicalistes ou militants se terminent à Blois ce samedi 29 août 2026. La première édile de Nantes participait notamment au débat « Sommes-nous prêts à un monde à + 4 °C ? ».
Cet été a dévoilé au grand jour le décalage entre les besoins et les moyens pour faire face aux crises climatiques », a dit Johanna Rolland défendant les idées d’un État stratège et d’une écologie sociale pour répondre au changement climatique.