Les gamins de ma classe, ils sont tous habillés chez Primark, dit cette enseignante d’une école élémentaire à Nantes. Mes enfants, ils ne veulent que du neuf, ajoute une maman, il y a des modes à suivre si on veut qu’ils survivent dans la cour d’école.

Question pouvoir d’achat à l’heure de la rentrée scolaire, entre le seconde main et l’ultra fast fashion des nombreux magasins à très bas prix, comment s’en sortent les consommateurs ?

Primark c’est de la bonne qualité à pas cher, ça vaut le coup, est convaincue Lisa, 18 ans, qui entre en fac d’anglais. Elle y achète les essentiels et vient y voir les nouveautés, cinq fois par mois en moyenne. Quand elle va vers le seconde main, c’est sur Vinted qu’elle privilégie par rapport à des achats neufs, juste pour une question de prix.

L’impact carbone du transport, l’impact social sur les travailleurs à l’autre bout du monde ? Je ne pose pas vraiment la question de l’écologie et des conditions de fabrication, avoue sa copine Sarah, 16 ans, en sirotant une boisson glacée dans une galerie marchande nantaise. Ce matin en me levant je ne me suis pas demandé comment Primark fabrique ses vêtements, mais c’est vrai qu’il faudrait y réfléchir, dit la lycéenne qui entre en première générale options maths et sciences de la vie et de la terre.