sous la menace – Près de 300 personnes se sont rassemblées dimanche à Paris pour demander que le militant antifasciste « Gino » ne soit pas extradé vers l’Allemagne dans une affaire de violences contre des néonazis
Ils étaient près de 300 à s’être rassemblés pour ce dimanche à Paris. Tous venus soutenir « Gino », militant antifasciste menacé de devoir quitter la France. Cet activiste albanais, qui se prénomme en réalité Rexhino Abazaj, doit être extradé vers l’Allemagne. Il s’est pourvu en cassation contre cette décision.
Le trentenaire est accusé par la Hongrie de violences contre des néonazis qui défilaient à Budapest en février 2023, attaqués à coups de matraques et de marteaux. Il encourt une peine allant jusqu’à 24 ans de prison dans ce pays et jusqu’à 10 ans en Allemagne, des victimes présumées étant de nationalité allemande.
Le risque d’être livré à la Hongrie
« Je suis victime d’un acharnement politique », dans le cadre d’un mouvement de « chasse à l’antifascisme dans toute l’Europe », a dénoncé Gino lors de ce rassemblement dans le nord-est de Paris à l’appel d’un comité de soutien. Bob vissé sur la tête, fines lunettes et sac en bandoulière, le militant menacé d’extradition a décrit l’« attente stressante » de l’audience en cassation, lors de laquelle il entend « défendre ses arguments ».
En avril 2025, la France avait refusé de le remettre à Budapest, invoquant des « risques » d’un « traitement inhumain » en prison et l’incertitude de lui garantir un procès équitable dans ce pays de l’Union européenne. « La Cour de cassation, ce sera le dernier appel possible. Il y a un vrai risque pour Gino ensuite d’être transféré en Hongrie s’il était extradé d’abord en Allemagne. Ils l'(…)
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