Emmanuel Macron est attendu ce lundi à Stockholm pour confirmer la vente de frégates françaises à la Suède. La commande avait été annoncée en mai et devrait rapporter 4,3 milliards d’euros à la France.

Emmanuel Macron va assister à la signature d’une facture à 4,3 milliards d’euros. Le président français est attendu ce lundi à Stockholm pour confirmer une commande suédoise portant sur quatre frégates françaises. Un nouvel échange entre les deux nations, qui confirme la coopération croissante entre elles, sur fond de menaces russes grandissantes en Europe.

Cette visite marque une « nouvelle étape » dans la coopération bilatérale qui va contribuer à renforcer la « défense européenne comme de l’Otan », ont relevé l’Élysée ainsi que les services du Premier ministre, en ligne avec un agenda de « souveraineté européenne » cher au président français.

La Suède avait annoncé en mai l’achat de quatre frégates de défense et d’intervention (FDI) à l’entreprise française Naval Group, dont le premier exemplaire sera livré en 2030. Pour acter ce tournant, Emmanuel Macron et Ul Fristersson, Premier ministre suédois, assisteront à 16h30 heure française à la signature du contrat officialisant l’acquisition à bord de la toute nouvelle frégate française de même classe Amiral Ronarc’h.

Une coopération totale avec la Suède

La frégate FDI, d’une longueur de 122 mètres pour 4.500 tonnes, est conçue pour neutraliser tout type de menaces, en surface, aérienne, sous-marine, asymétrique ou cyber, selon le site de Naval Group. Elle permet notamment de déployer des forces spéciales ainsi que des drones aériens et de surface.

La Suède a entamé un effort de réarmement depuis le début de la guerre en Ukraine et son adhésion à l’Otan et coopère régulièrement avec Paris. Cette commande fait suite à celle par la France de deux avions de surveillance aérienne Global Eye au géant suédois Saab pour plus d’un milliard d’euros en décembre.

Devenir le premier partenaire des Européens

La Suède a par ailleurs rejoint la dissuasion nucléaire avancée proposée par Emmanuel Macron à huit pays européens le 2 mars afin de renforcer la défense européenne face à un allié américain de plus en plus incertain. Les deux pays ont réuni le 23 avril à Paris leur premier groupe de pilotage nucléaire, sous la présidence conjointe de l’Élysée et du cabinet du Premier ministre suédois.

« Le travail se poursuit et s’intensifie », a indiqué l’Élysée sans plus de précisions. L’Allemagne a de son côté annoncé en juillet sa participation à des exercices nucléaires français « dès cette année ».

La France va aussi contribuer aux forces terrestres avancées de l’Otan en Finlande, sous commandement suédois, destinées à renforcer les capacités de dissuasion de l’Alliance face à la menace russe. Elle entend renforcer l’attractivité de son industrie de défense en Europe, notamment face aux Américains, alors que les pays de l’Otan, instruits par le conflit en Ukraine, démultiplient leurs investissements en la matière.