Dans un long entretien qu’il nous a accordé, Ugo Mola a balayé tous les sujets. Il est revenu sur les départs en fin de saison prochaine de deux joueurs majeurs du Stade toulousain : Thomas Ramos et François Cros.

Ce sont deux sujets qui ont animé l’actualité rugbystique au cœur du calme de l’été. Le Stade toulousain verra deux de ses cadres partir à la fin de la saison. En fin de bail, Thomas Ramos (30 ans) en a paraphé un nouveau au Racing 92 ; François Cros (32 ans) a signé un contrat en faveur de Lyon. Au cours de l’entretien fleuve qu’il a donné à Midi Olympique, le manager des Rouge et Noir, Ugo Mola, est revenu sur ces deux mouvements à venir. « Si je me positionne personnellement, je suis affecté comme jamais, a-t-il avoué. Ma famille l’est aussi. Comme quand Pita (Ahki) est parti. Mais c’est la vie. Il en serait de même si Cyril (Baille) ou Dorian (Aldegheri) devaient nous quitter ou quand ils termineront leur carrière au Stade toulousain, ce que j’espère bien. Mais comme manager du club, je dois me battre pour organiser la suite. C’est ma responsabilité. »

L’ancien coach d’Albi ou de Brive a confessé qu’à titre personnel, c’était un échec de ne pas voir les deux joueurs achever leur carrière au sein de leur club formateur. Pour autant, il ne s’est pas dit en colère : « Thomas est le genre de garçon avec qui j’ai trop gagné pour lui en vouloir, même si son départ me touche. Parfois, je ne comprends pas, mais je me dois de l’accepter. »

Au tir au but, c’est « l’expert mondial » et je ne suis pas sûr de retrouver le Thomas de demain

Les mutations des deux internationaux français vers d’autres cieux constituent une page qui se tourne au Stade toulousain, les deux joueurs ayant été de tous les titres depuis 2019, soit six Top 14 et deux Champions Cup. « Comme celui de François, le départ de Thomas émeut beaucoup, pose question pour le futur, mais surtout nous oblige à penser à la suite, terminait l’entraîneur. Au poste d’arrière, on a des solutions. Au tir au but, c’est « l’expert mondial » et je ne suis pas sûr de retrouver le Thomas de demain, même si Romain (Ntamack) a assumé un très bon niveau à chaque fois. En regardant l’histoire du club, Denis Charvet, Thomas Castaignède, Philippe Carbonneau, Christophe Deylaud ou Fred Michalak sont partis ailleurs. On se rend bien sûr compte de la valeur des gens que l’on côtoie mais, sans faire de mauvaise philosophie, on ne leur dit pas assez qu’on les aime quand ils sont là, peut-être par pudeur. Parfois, ils attendent juste ça. Malheureusement, on n’a peut-être pas su le faire. Là-dessus, je m’en veux. »