FIGAROVOX/TRIBUNE – Les Islandais ont rejeté par référendum, ce dimanche, la reprise des négociations avec l’Union européenne. Pour l’analyste opinion à l’observatoire Hexagone, ce résultat montre que la période post-Brexit et la guerre en Ukraine reposaient sur l’illusion que les Européennes adhéraient sans faille à l’UE.
En révélant au grand jour les failles de l’Union européenne, jugée incapable de garantir à la fois la prospérité économique et la sécurité militaire, le refus des Islandais par référendum de ne serait-ce qu’engager un processus d’adhésion pourrait bien avoir davantage ébranlé qu’on ne l’imagine les espoirs d’une unité européenne.
Cela faisait dix ans que l’Union européenne n’avait pas essuyé un échec aussi net devant le peuple. Le vote sur la sortie du Royaume-Uni en 2016 avait en effet révélé, pour la première fois, que le projet européen ne constituait pas une évidence linéaire de l’Histoire, provoquant à l’époque un «effet drapeau» européen, ce phénomène de court terme caractérisé par une hausse du soutien populaire à une institution menacée, mesuré dans différentes enquêtes d’opinion. Les Européens ont pu croire que le choc remettrait l’Europe sur le droit chemin, mais aucune véritable remise en cause n’est venue.
Les commentateurs préfèrent encore aujourd’hui se focaliser sur le «Bregret«
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