La 40e édition du TPC en Nouvelle-Aquitaine – anciennement nommé Tour Poitou-Charentes, a été remportée vendredi dernier par le jeune provençal Maxime Decomble (Groupama-FDJ United), lequel a succédé au palmarès à son compatriote Samuel Leroux (TotalEnergies). Cette édition 2026 était la première avec à sa tête l’ancien coureur Yann Moritz, présent depuis une quinzaine d’années sur l’épreuve avec différentes casquettes, et qui a donc désormais pris les rênes cette année. “C’est forcément beaucoup plus de pression car s’il arrive le moindre souci, c’est le directeur de course qui trinque. Mais tout s’est globalement bien passé, on a pu compter une fois encore sur l’énorme soutien de tous nos bénévoles, sans qui rien de tout cela ne serait possible”, tient à rappeler d’emblée Yann Moritz, auprès de DirectVelo. L’ancien coureur du Vendée U se réjouit également d’un “très bel engouement populaire et sportif, avec beaucoup de monde tant sur le bord des routes que sur les sites de départs et d’arrivées”.
« FINANCIÈREMENT, ON NE POUVAIT PAS ALLER PLUS LOIN »
Sportivement, et comme pour un grand nombre d’épreuves de Classe 1, il est de plus en plus difficile d’attirer de grands noms du peloton et les plus grosses formations mondiales. Le temps où des sprinteurs de la trempe de Nacer Bouhanni, Arnaud Démare ou même Mark Cavendish, ou des rouleurs comme Stefan Küng et Tony Martin, venaient sur la course, ne semble plus qu’un lointain souvenir. “C’est sûr que par rapport aux années où nous avions la Sky, la Quick-Step, Movistar, Trek… On est loin de cette époque-là. Il y a le Tour d’Allemagne, le Renewi Tour, le Tour de Grande-Bretagne et d’autres compétitions en parallèle”.
Alors que plusieurs Conti Fédérales avaient postulé, le TPC a préféré s’en passer. Yann Moritz explique : “ce n’était pas un refus catégorique mais budgétairement parlant, on ne pouvait pas prendre davantage d’équipes. On était limités à quinze. Financièrement, on ne pouvait pas aller plus loin”. Quant au plateau ? La présence du Tour de l’Avenir en face est forcément un handicap pour espérer attirer, à défaut des équipes premières, de grosses réserves de WorldTeams. “On va être obligés de se réinventer, c’est certain. Il faut trouver des solutions, sans doute sur le format de course”.
« LES SOLUTIONS, ON LES CONNAÎT »
Parmi les solutions imaginées, celle de faire disparaître le chrono individuel, ce qui serait un énorme changement pour une épreuve dont le classement général final se joue souvent en très grande partie à l’occasion de cet effort face à l’horloge. “Ce n’est pas encore officiel, on va prendre la décision prochainement. On pèse les pour et les contre”. Un sondage a ainsi été envoyé aux différentes équipes pour connaître plus précisément leurs ressentis, et leurs envies. “Des équipes n’ont pas forcément tout le matos adéquat. Inversément, peut-être que certaines équipes se félicitent de pouvoir jouer le général avec un rouleur, ce n’est pas souvent dans la saison, analyse Yann Moritz. Il faut aussi prendre en compte les problèmes logistiques pour le comité d’organisation, notamment le fait de contraindre des bénévoles à rester en poste pendant de longues heures”.
Et si le TPC en Nouvelle-Aquitaine changeait tout bonnement de format, avec un enchaînement de courses d’un jour plus riches en points UCI ? “Les solutions, on les connaît. Il faut simplement les mettre en place, avec plein de choses à prendre en compte. Ce qui est sûr, c’est que le TPC restera sur quatre jours en 2027, en course par étapes, avec simplement un point d’interrogation sur la présence d’un chrono. En revanche, il pourrait y avoir davantage d’évolutions pour 2028”.