Face au succès des récentes mini
citadines électriques en Europe, BYD compte adapter son offre. Le
géant chinois entend bien prendre sa part, sur ce segment en plein
boum, grâce à un modèle actuellement réservé… au Japon !

La Dolphin Surf est actuellement le
plus petit modèle (et aussi le moins cher) commercialisé par BYD en
Europe. Cette citadine fait face à de nombreuses concurrentes, chez
nous. Mais une autre catégorie de modèles, plus petits et
plus économiques, échappe pour l’instant à la marque : celle
des mini citadines du segment A.
Un segment sur lequel BYD
lorgne, et que le constructeur compte bien investir dans les années
à venir.

La Renault Twingo dans le viseur de BYD

Même si elle est très étendue, la gamme de BYD ne couvre pas
encore tous les segments en Europe. Il reste quelques trous dans la
raquette, notamment une catégorie parmi les plus accessibles :
celle des mini citadines, ou segment A. C’est sur ce créneau
qu’évolue notamment la Renault Twingo E-Tech. Un segment
qui avait été déserté massivement, et qui connaît un nouvel essor à
la faveur de l’électrification du marché.
Plusieurs
constructeurs s’y positionneront bientôt. On attend par exemple la
future ID.Every1 de Volkswagen,
ou encore la Citroën 2CV.

Justement, alors que le segment A va voir arriver une déferlante
de nouveautés dans les prochaines années, BYD ne veut pas manquer
le coche. Si la Dolphin Surf bataille avec les Renault 5 E-Tech et autre
Volkswagen ID. Polo, un nouveau modèle viendra représenter
la marque un cran en dessous. Le géant chinois va ainsi adapter sa
Racco aux standards européens.
Il s’agit d’une petite
voiture électrique conçue pour répondre à la législation des
kei-cars, au Japon.

BYD Racco K-EV © BYD

La
version européenne devrait conserver son look très carré, malgré
les modifications nécessaires à son homologation.

Une citadine astucieuse à prix
serré ?

En effet, BYD ne peut pas se contenter d’exporter sa Racco en
l’état, du Japon vers l’Europe. Celle-ci n’est pour l’heure
commercialisée que dans l’archipel nippon, et n’est donc conçue que
pour répondre à la réglementation locale. Les normes y sont
différentes (la catégorie des kei-cars impose par exemple
une longueur maximale de 3,40 m pour 1,48 m de largeur).

Les modifications nécessaires en vue d’une commercialisation en
Europe concerneraient principalement la sécurité. Chez
nous, la marque devra certainement allonger le capot, afin
de mieux absorber les chocs et protéger les occupants.
La
Racco européenne devrait donc dépasser les 3,39 m de la version
japonaise.

Au Japon, la Racco est disponible avec deux batteries
(22,4 et 35,8 kWh), et un moteur unique de 63 chevaux. L’autonomie
varie entre 210 et 320 kilomètres en cycle WLTC.
La
voiture devrait conserver ces caractéristiques chez nous, avec
notamment ses accumulateurs X-Pack (un procédé qui permet
d’optimiser l’espace sous le plancher).

Si rien n’a encore été confirmé, cette future mini
citadine pourrait être produite dans l’usine hongroise du
groupe.
Ce qui permettrait à BYD d’esquiver les droits de
douane européens. Et donc de proposer son modèle à des prix
compétitifs…