La première semaine du Tour d’Espagne a été longue et riche en émotions comme en rebondissements. Qui aurait pu imaginer, il y a encore trois jours de cela, qu’Enric Mas l’emporterait en patron, maillot rouge sur le dos, sur les hauteurs de l’Alto de Aitana ? Bien sûr, la lourde chute et l’abandon de l’ultra-favori Tadej Pogacar ont totalement redistribué les cartes et ils sont au moins cinq ou six à pouvoir rêver de remporter cette Vuelta. Mais à l’instant-T, le mieux placé pour y parvenir est donc Enric Mas. Déjà trois fois 2e de l’épreuve – la dernière fois en 2022, derrière Remco Evenepoel -, le leader de la Movistar s’est montré serein face à la presse, ce lundi à l’occasion de la première journée de repos, à Albacete dans la région de Castille-La Manche.
Après des moments difficiles, l’athlète de 31 ans savoure de se retrouver dans une pareille situation. “J’ai traversé des moments compliqués, mais j’en avais déjà connu d’autres par le passé. Il faut passer par là, ça fait partie d’une carrière de coureur cycliste. Le plus important, c’est d’avoir retrouvé une grande condition, et le sourire, sur cette Vuelta”, se réjouit-il dans des propos relayés par nos confrères de EsCiclismo.
« ON AURA SÛREMENT DE L’AIDE »
Enric Mas confirme que le maillot rouge “donne des ailes” et désigne un certain Primoz Roglic comme son adversaire N°1 dans la course à la victoire finale. Le Slovène, qui avait pourtant de gros doutes quant à sa condition physique en arrivant à Monaco, et qui avait même longtemps craint de ne pas pouvoir prendre le départ, se montre en effet très solide et pourrait (devrait ?) monter en pression au fil des étapes.
L’Hispanique a-t-il confiance en ses coéquipiers et en une formation Movistar souvent décriée pour ses stratégies de course, alors qu’il va falloir tenir pendant deux semaines ? Enric Mas est persuadé de trouver des alliés de circonstance au fil des étapes. “On aura sûrement de l’aide de pas mal d’équipes, que ce soit pour les étapes promises aux sprinteurs ou pour celles qui doivent se jouer entre baroudeurs”, imagine le leader de la course. Se voit-il en rouge à Grenade ? “Je n’ai pas peur, mais je n’y pense pas trop. Ce serait accumuler du stress pour pas grand-chose”. Il concède d’ailleurs ne pas avoir encore particulièrement analysé le livre de route et les profils précis des étapes à venir. « Je n’en ai pas eu trop le temps ».