« La mise à l’abri inconditionnelle » demandée

Plusieurs associations caritatives (*) soulignent dans un communiqué que la compétence de l’État en matière d’hébergement d’urgence n’empêche pas l’intervention de la Ville et du CCAS de Strasbourg, mais celle-ci a un caractère « supplétif » dans l’hypothèse où l’État « n’aurait pas accompli les diligences qui lui reviennent ». Ces associations, si elles se félicitent de la décision du tribunal administratif, constatent néanmoins que celle-ci « reste sans effet » : « Des centaines de personnes et d’enfants vivant dans des campements à Strasbourg restent abandonnées des pouvoirs publics. »

Dans le même temps, elles déplorent la politique de suppressions de places d’hébergement d’urgence menée par l’État – elles avancent de chiffre de 822 places supprimées d’ici à la fin de l’année.

Les associations demandent donc la mise en œuvre par les services de l’État de la décision du tribunal administratif, c’est-à-dire « l’arrêt des remises à la rue des personnes » et « l’évacuation des campements » avec « mise à l’abri inconditionnelle de toutes les personnes y vivant ». Elles ajoutent qu’à défaut de cette mise en œuvre, c’est à la Ville de Strasbourg « d’y procéder immédiatement, comme cette décision de justice le prévoit ».

(*) Abribus, Archipel des sans-voix, Casas, CSP, Cimade, Grains de sable, JRS Strasbourg, L’Îlot, Médecins du monde Alsace, Les Petites Roues, Migrations santé Alsace, Secours populaire, Respir.