Ces derniers mois, de plus en plus de cas de violences sexuelles ont été rapportés dans les écoles partout en France. En 2025, les services de police et de gendarmerie nationales ont enregistré, au titre de crimes et de délits, 473.000 victimes de violences physiques, dont 114.500 sont mineures (24%) et 132.300 victimes de violences sexuelles, dont 76 200 sont mineures (58%). Si un peu plus de la moitié des violences physiques sont commises dans le cadre familial, 70% des violences sexuelles commises sur mineurs ont lieu en dehors du cercle familial. C’est notamment le cas dans les écoles.

En effet, 203 enquêtes pénales sont en cours pour des soupçons de violences, dont des violences sexuelles, dans le scolaire et le périscolaire à Paris, selon les informations de Franceinfo auprès du parquet de Paris. Ces affaires concernent 143 écoles maternelles, 36 écoles élémentaires et 24 crèches. Alors que 184 écoles parisiennes sont concernées, sans comptabiliser les crèches, certains établissements sont parfois visés par plusieurs enquêtes. Les suspects sont principalement des animateurs. Pour l’instant, 6 affaires sont renvoyées devant le tribunal et 6 sont en instruction, tandis que 47 autres dossiers ont été classés sans suite.

Violences sexuelles dans le périscolaire : des chiffres alarmants

Des chiffres en hausses puisque le parquet de Paris a enregistré une augmentation des affaires durant l’été 2026 : 22 nouveaux signalements concernant des violences, en juillet et en août, ont été rapportés par le parquet, qui précise que les chiffres pourraient évoluer. Face à ces nombreuses enquêtes, la mairie de Paris a assuré que les agents signalés pour des « faits à caractère sexuel sur mineur » ne pourront plus travailler auprès des enfants, et ce quelle que soit l’issue des enquêtes et des procédures judiciaires.

Des chiffres alarmants dévoilés le jour de l’ouverture du procès d’un animateur jugé pour des violences sexuelles présumées sur neuf enfants au sein de l’école primaire Vigée-Lebrun, dans le 15e arrondissement de Paris. C’est avec la plainte d’une mère de famille que cette affaire a débuté. La fillette âgée de 6 ans accusait alors l’animateur de lui avoir touché les fesses. L’enquête menée par la brigade de protection des mineurs avait ensuite permis d’identifier d’autres victimes potentielles.