Au terme d’un été caniculaire, les élèves lyonnais s’apprêtent à reprendre le chemin d’écoles encore peu adaptées aux chaleurs extrêmes.

Pas de grand plan clim comme à Nice mais des brasseurs d’air dans toutes les écoles d’ici la fin de mandat. Alors que les élèves lyonnais s’apprêtent à reprendre le chemin d’établissements encore mal adaptés aux périodes de canicules, la majorité écologiste, réélue en mars, promet des adaptations. En charge des bâtiments, la ville annonce des travaux pour un meilleur accueil et a engagé des discussions avec l’Éducation nationale pour adapter les apprentissages.

« Sur les 207 écoles de la ville, beaucoup ne sont pas adaptées à ces chaleurs extrêmes, reconnaît Stéphanie Léger, adjointe à l’Éducation, depuis l’école du Gros Caillou, à la Croix-Rousse, où la cour a été débitumée. On doit continuer à mener ces projets de rénovation énergétique et thermique à la fois pour des questions d’économie mais aussi pour pouvoir supporter des chaleurs estivales qui arrivent de plus en plus tôt et (finissent) certainement de plus en plus tard, au mois de septembre ».


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« L’adaptation ne peut pas être seulement bâtimentaire »

À la fin de l’année 2026, 48 cours auront été végétalisées, dans le but de combattre les îlots de chaleurs et de créer des zones d’ombre. Des brumisateurs mais aussi des stores, des volets et des brise-soleil continueront d’être installés, assure l’adjointe. « On continuera à déployer des brasseurs dans les écoles, annonce-t-elle. Aujourd’hui environ 45 % des classes sont équipées. On se donne l’objectif d’équiper 100 % des écoles d’ici la fin du mandat. »

« Mais l’adaptation ne peut pas être seulement bâtimentaire », poursuit l’élue. La ville a engagé des discussions avec l’Éducation nationale pour réfléchir à une adaptation des activités en période de canicule. Une expérimentation est menée à l’école Jean Zay (9e arrondissement), en attendant sa rénovation, dans le cadre du dispositif « Avenue fraîcheur », lancé avec le Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) et l’Agence locale de l’énergie et du climat.

Mieux utiliser les espaces les plus frais, adapter les activités en fonction des températures, développer des apprentissages en extérieur ou même organiser un exercice canicule inspiré des exercices de sécurité pour anticiper les épisodes de chaleur extrêmes… plusieurs pistes sont explorées. Et des adaptations sont déjà réalisées dans toutes les écoles lors des périodes de canicule avec la mise en place d’un protocole spécifique pour protéger les enfants et les personnels en veillant notamment à leur bonne hydratation.