Gabriel Peyencet dispute actuellement les dernières courses de sa carrière cycliste. Le Tour du Périgord, où il évolue quasiment à domicile, était donc un rendez-vous particulier pour lui dimanche dernier. “Ça me tenait vraiment à cœur de bien faire. C’était même l’un des objectifs de la saison. Malheureusement, Thibaut Clément était plus fort”, confie-t-il à DirectVelo.

PERCLUS DE CRAMPES

Le coureur du Team Corrèze-Suchet-Nouvelle Aquitaine a tout bien fait mais il est en effet tombé sur un Thibaut Clément une nouvelle fois au-dessus du lot en Coupe de France N3. À un tour de la fin, soit 13,5 kilomètres, Gabriel Peyencet avait encore 30 secondes d’avance sur son adversaire parti seul à sa poursuite. “Après la ligne, en haut de la grande côte, je bascule avec 15-20 secondes”. Il comprend alors que la victoire sera difficile à aller chercher, avec encore deux petites bosses à monter. “Forcément, je commençais à être dans le dur comme j’avais anticipé. Il était un peu plus frais, sûrement, et plus costaud. Il est rentré avec facilité”.

Une fois repris, il espérait jouer la victoire au sprint mais se doutait bien que Thibaut Clément allait tenter avant la ligne droite finale. “Il a attaqué à deux bornes de l’arrivée, dans le dernier taquet. Quand je me suis levé, j’avais des crampes partout et il est parti”.

DÉJÀ CINQ VICTOIRES

Gabriel Peyencet devra donc patienter avant de s’offrir une sixième victoire en 2026. “C’est une bonne saison. Je suis content pour moi et pour l’équipe. Elle le mérite. On est dans de bonnes conditions”. Le coureur de 30 ans s’apprête donc à tourner la page. “J’ai d’autres projets professionnels. Être en Elite, ça demande une certaine rigueur et ça aurait été compliqué d’associer les deux”.

Il estime avoir été perturbé par beaucoup de pépins physiques au cours de sa carrière. Il a notamment été opéré du dos et a connu de multiples fractures. “Quand j’ai eu des années sans pépin, ça m’a bien réussi”. D’ici la fin de saison, il va enchaîner le Mémorial d’Automne à Chasseneuil-sur-Bonnieure, Jard-Les Herbiers, le Grand Prix de la Tomate, Vesdun et Culan. Sa dernière course sera Paris-Vierzon. “J’ai hâte. Je prends chaque course comme elle vient, avec un bon état d’esprit et je pense que ça fonctionne”. Ses dix podiums en 2026 sont là pour le prouver.