La rentrée des 6e au collège Gisèle-Halimi, à Nantes

L’heure des retrouvailles et sourires pour certains, des pleurs et du stress pour d’autres. Ce mardi 1er septembre 2026, près de 700 000 élèves ont fait leur rentrée en Pays de la Loire, 600 000 en Bretagne, avec quelques nouveautés

Notamment, l’interdiction progressive des portables au lycée, le temps de modifier les règlements intérieurs, la fin des groupes de niveaux obligatoires en 6e et 5e ou encore l’introduction d’un questionnaire sur les violences sexuelles et sexistes, distribué à tous les élèves. Une thématique au coeur de la rentrée du collège Chantenay à Nantes, qui prend le nom de Gisèle Halimi, célèbre avocate féministe.

 

La parité progresse en Loire-Atlantique

 

C’est un symbole très important pour la principale adjointe Florence Chenuaud : « On a des enfants très sensibles à cette question d’égalité hommes-femmes, et d’autres, des jeunes garçons, qui sont dans une autre mouvance et critiquent beaucoup ce combat. Et ça, c’est aussi issu des réseaux sociaux. Malheureusement, on a une bataille importante à mener là-dessus. En revanche, jamais par la punition parce que cela ne va pas nous amener grand chose. C’est plutôt par la pédagogie, leur faire travailler certains thèmes et beaucoup d’explications. C’est ça qui fera progresser. »

Florence Chenuaud, principale adjointe du collège Gisèle-HalimiFlorence Chenuaud, principale adjointe du collège Gisèle-Halimi

Trois autres collèges publics de Loire-Atlantique ont adopté des noms de femmes en cette rentrée : Violette-Dorange à Legé, Elisa-Mercoeur à Saint-Herblain, Angela-Davis à Saint-Sébastien-sur-Loire. Aujourd’hui, 38 collèges portent des noms d’hommes, 28 de femmes.

« L’objectif est d’être à la parité », annonce le président du département Michel Ménard, présent ce mardi dans l’établissement du quartier Chantenay pour observer aussi les travaux réalisés cet été dans la cour de récréation.

 

« Végétalisation et inclusion »

 

Les mots d’ordre : végétalisation et inclusion filles garçons, explique Cathy Rodier, principale du collège : « La nouvelle cour va avoir un effet sur le climat scolaire. C’est le lieu le plus violent du système scolaire. On veut enlever le clivage garçons sur les terrains de foot et basket, filles dans un coin. Là, l’élève va pouvoir circuler partout et se poser aussi grâce à l’aménagement de tables. Cela peut aussi fonctionner avec un jeu d’échecs, en permettant des équipes mixtes de sport. 

 

 

Et avec le changement climatique, avoir plus de végétations et d’ombre, ce sera très appréciable car la cour était très bétonnée ». 

Cathy Rodier, principale du collège Gisèle-HalimiCathy Rodier, principale du collège Gisèle-Halimi

Canicule : il faut accélérer les aménagements

 

Le président PS du département veut aller plus loin : « il y a beaucoup à faire, il faut accélérer. J’ai demandé cet été à ce qu’on regarde toutes les adaptations possibles rapidement dans les collèges parce que nous aurons des canicules à répétition.

On ne peut pas simplement adapter nos bâtiments au réchauffement climatique lors des grosses réhabilitations, il faut aussi intervenir sur des collèges qui ont besoin par exemple de films sur les vitres, de ventilateurs etc. Des mesures simples à prendre et qui peuvent se réaliser pendant l’hiver pour que l’été 2027 soit plus supportable. Nous pouvons faire baisser de quelques degrés, c’est un enjeu extrêmement important pour le confort des élèves, des  professionnels, des enseignants ».  

Michel Ménard, président du département de Loire-AtlantiqueMichel Ménard, président du département de Loire-AtlantiqueMichel Ménard et Cathy Rodier

Le département de Loire-Atlantique annonce consacrer 75 millions d’euros aux collèges, dont la moitié pour moderniser et entretenir les 82 établissements publics.