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Le Journal en français facile.

Adrien Delgrange.

16 heures temps universel.

Nous sommes le 1ᵉʳ septembre.

L’Himalaya pleure ses morts, après ces géantes coulées de boue qui ont ravagé une partie du Népal et du Tibet. Le Premier ministre népalais pointe les conséquences du réchauffement climatique.

La guerre en Ukraine : au moins douze morts la nuit dernière. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, appelle à l’aide.

Et puis le FMI va, de nouveau, prêter de l’argent au Sénégal. Le Fonds monétaire international et les autorités sénégalaises viennent de trouver un accord : 2,2 milliards de dollars, prêtés sur une période de trois ans.

Voilà pour les titres. Soyez les bienvenus.

Six jours après ces inondations meurtrières qui ont dévasté une partie du Népal et du Tibet, des cérémonies en l’honneur des victimes ont eu lieu aujourd’hui. Le bilan humain, pendant ce temps-là, continue d’augmenter. Il s’élève, désormais, à plus de 1 000 morts et près de 4 000 disparus. Des milliers de personnes toujours à la recherche de leurs proches. Et, pendant ce temps-là, le Premier ministre népalais parle, lui, d’une « des plus grandes catastrophes de la région ». Nicolas Feldmann, pour expliquer cette catastrophe meurtrière, Balendra Shah pointe le changement climatique.

Pour le Premier ministre, la crue du fleuve Bhote Khoshi est tout sauf « ordinaire ». Pour lui, cela ne fait pas de doute. L’effondrement d’un glacier qui a, ensuite, déclenché un tsunami d’eau et de boue est, bel et bien, dû au changement climatique. Il faut, pourtant, rester prudents sur ces affirmations, car, certes, le réchauffement climatique entraîne, un peu partout dans le monde, la fonte des glaciers, mais des scientifiques expliquent plutôt l’origine de la catastrophe par un gigantesque glissement de terrain. C’est le cas de Kristen Cook. Elle est géomorphologue à l’université des Alpes de Grenoble.

« Un glacier ne contient pas, à lui seul, suffisamment de matière pour provoquer un phénomène de cette ampleur. Lorsqu’une masse importante tombe, cela génère de l’énergie. L’eau descend lentement le long de la vallée, mais ça ne se transforme pas en une grosse crue de ce type. Il faut donc, vraiment, cette énorme masse rocheuse pour provoquer un événement comme celui-ci. »

S’il faudra encore du temps pour déterminer les raisons de cette crue, le Népal reste, tout de même, exposé aux effets du changement climatique. Les glaciers des chaînes de l’Himalaya et de l’Hindou Kouch sont fragilisés. Ils représentent une source d’eau vitale pour les 240 millions de personnes qui vivent dans ces régions montagneuses.

Ailleurs sur la planète, la Russie continue de bombarder l’Ukraine. Au moins douze personnes ont été tuées à Kiev et dans sa région lors de nouvelles frappes russes. C’était la nuit dernière. Et, une nouvelle fois, le président ukrainien appelle ses partenaires à lui fournir davantage d’armes pour se défendre. L’Union européenne a réagi par la voix de Kaja Kallas. La cheffe de la diplomatie européenne assure que les 27 pays de l’UE continueront de soutenir l’Ukraine.

« La Russie frappe, également, l’Europe, avec une vague d’attaques hybrides de plus en plus systématiques. Avec ces attaques, elle cherche à nous dissuader de soutenir l’Ukraine. Elle n’y parviendra pas, au contraire. À la suite des discussions tenues aujourd’hui, nous allons accroître notre soutien à l’Ukraine et investir dans notre propre défense. C’est le meilleur moyen d’arrêter Poutine. Nous préparons, également, les sanctions les plus sévères jamais adoptées à l’encontre de la Russie. La défense aérienne demeure notre priorité absolue, mais les intercepteurs viennent à manquer partout. Je remercie les États membres d’examiner, à nouveau, leurs stocks, notamment pour voir si leurs missiles Patriot dont la date de péremption approche peuvent être envoyés ou vendus à l’Ukraine. »

Kaja Kallas, la représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, aujourd’hui, en Irlande.

Par ailleurs, bœufs, vaches et poulets en provenance du Brésil ne sont plus les bienvenus en Europe. La Commission européenne a décidé de suspendre toutes les importations de ces animaux élevés au Brésil. Pierre Olivier, que reproche Bruxelles à son partenaire commercial ?

C’est l’utilisation abusive d’antibiotiques dans les élevages brésiliens qui pose problème. Des médicaments qui seraient administrés au bétail, non pas pour traiter une maladie, mais pour aider les bêtes à mieux digérer l’herbe et grossir plus vite. Sauf que l’Union européenne interdit ce genre d’utilisation non médicale. Une règle fixée pour lutter contre la résistance des microbes aux médicaments. Bruxelles exige, donc, plus de transparence sur l’utilisation que les éleveurs brésiliens font des antibiotiques. Une fois la conformité des traitements démontrée, les importations pourront reprendre, précise l’Europe. Concernant les volailles, des expertises sont en cours et, si elles s’avèrent concluantes, dans les semaines qui viennent, elles pourraient, de nouveau, être autorisées à rentrer dans l’Union européenne. Un délai qui devrait, cependant, être bien plus long que pour le bœuf, son cycle de production étant plus étendu dans le temps. Cette suspension des importations de bœufs et de volailles est, aussi, un moyen pour Bruxelles de donner des gages de sa vigilance, après avoir été vivement critiquée par les éleveurs français en janvier dernier, lors de la signature de l’accord de libre-échange avec le Mercosur.

Pierre Olivier.

RFI. À Paris, 18 h 06.

Après plus d’un an et demi d’interruption, le FMI et le Sénégal vont reprendre leur coopération. Le Fonds monétaire international et les autorités sénégalaises viennent d’annoncer un accord. Le FMI va prêter, à nouveau, de l’argent au Sénégal : 2,2 milliards de dollars accordés à Dakar sur une période de trois ans. Avec cet argent, l’idée est de rétablir la santé financière du Sénégal, précise le FMI.

Le Vanuatu veut engager une procédure judiciaire contre la France. Le Vanuatu – cet État situé dans l’océan Pacifique – a déposé une requête, une demande devant la Cour internationale de justice, à La Haye, au sujet de deux îles : Matthew et Hunter. Les îles Matthew et Hunter sont, actuellement, administrées par la France : elles sont rattachées à la Nouvelle-Calédonie. La France affirme, donc, qu’elles lui appartiennent. Mais le Vanuatu les revendique depuis son indépendance, en 1980. Il affirme que ces îles font partie de son territoire.

L’actualité en France marquée par la rentrée scolaire. Parmi les changements, cette année, un questionnaire à destination des élèves. 10 millions d’élèves vont être interrogés sur d’éventuelles violences sexistes et sexuelles dont ils auraient été victimes. L’idée est de permettre à celles et ceux qui le souhaitent d’obtenir de l’aide. Témoignage de Cherel. Elle est élève de seconde au lycée Paul Bert, à Paris, et elle pense que ce questionnaire est une bonne idée.

« Le sexisme, c’est quelque chose qu’on peut rencontrer dans la vie de tous les jours, et on n’est pas forcément super informés par rapport à ça. Donc, c’est important d’informer les jeunes, surtout parce que ça nous touche particulièrement. Et, aussi, les réseaux sociaux, ça peut amener à des violences sexistes de ce genre. Toutes les filles, en général, elles ont déjà vécu des expériences un peu sexistes. Par exemple, dans la rue, se faire siffler, etc. Ça peut paraître minime, mais c’est des trucs qu’on rencontre souvent. Pareil, des remarques « Les femmes, c’est à la cuisine », etc., dès le plus jeune âge, pour que les gens, ils se rendent compte que c’est pas des blagues et qu’en soi, c’est pas de l’humour et de se rendre compte de la violence des propos qu’ils peuvent avoir. »

Des propos recueillis par Cassiopée Etchevers.

L’astronaute française Sophie Adenot effectue, à l’heure actuelle, une sortie hors de la Station spatiale internationale. C’est la troisième sortie depuis qu’elle est dans l’ISS. Elle est, cette fois, aux commandes d’une équipe 100 % féminine. Ces femmes vont, donc, tenter de remplacer un objet qui est utilisé pour faciliter la navigation. Cette mission doit durer six heures et demie.

Et puis Maranello, c’est le nom de ce bateau de pêche français qui a coulé, samedi soir, au large des côtes anglaises, près de Plymouth. Deux pêcheurs bretons sont toujours portés disparus après ce naufrage. Et on apprend, cet après-midi, que la Marine française, au départ de Brest, a décidé d’envoyer un de ses navires pour, d’abord, rechercher l’épave – le bateau au fond de l’eau. Une fois retrouvé, les autorités pourront, alors, voir s’il est possible d’envoyer des plongeurs sur place.

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