«C’est très choquant. Il continue à profiter de la vie et à jouir de plaisirs alors que mon frère, lui, ne peut plus. » Mickaëlle Paty, l’une des sœurs de l’enseignant décapité le 16 octobre 2020 par le terroriste islamiste Abdoullakh Anzorov, s’est emportée ce mardi dans Le Figaro après l’arrestation d’Azim Epsirkhanov.

Ce Tchétchène de 25 ans a été interpellé au Parc Astérix et condamné dans la foulée à un an de prison ferme, lundi, par le tribunal de Senlis (Oise) pour ne pas avoir respecté son assignation à résidence chez sa compagne dans les Hauts-de-Seine. Visé par une OQTF (Obligation de quitter le territoire français), il a fait appel de cette décision administrative, un appel suspensif.

« Ça me met en colère »

C’est lui qui avait fourni au meurtrier le couteau qui avait servi pour décapiter Samuel Paty. Il a expliqué ne pas être au courant du projet terroriste d’Anzorov. Il a été condamné en mars à sept ans de prison pour association de malfaiteurs.

Le parquet de Senlis a révélé, lundi, qu’il avait quitté le département des Hauts-de-Seine à huit reprises, y compris la nuit. Le prévenu a invoqué durant l’audience « une incompréhension » concernant la décision préfectorale. « Ça me met en colère qu’il se retrouve au Parc Astérix, avec ce côté récréatif auquel il ne devrait pas avoir accès », déplore la sœur de l’enseignant, auprès du quotidien national. « Il se moque intégralement de respecter la loi française », estime-t-elle.